Archive pour la catégorie 'Général'
La Population du Val de Lorraine
Lundi 8 janvier 2007Au dernier recensement (1999), le Val de Lorraine comptait près de 95 000 habitants, dont plus des deux tiers sont localisés dans une commune urbaine (plus de 2 000 habitants). Depuis 1982, l’évolution démographique du Pays stagne sous l’effet d’un déficit migratoire, à peine compensé par l’excédent du solde naturel. Cette tendance cache des contrastes selon le type de communes.
Des évolutions contrastées
En effet, l’évolution démographique du Val de Lorraine est le résultat de deux phénomènes : le déclin démographique des villes de fond de vallée conjugué au développement du péri-urbain. Ainsi, les communes de Champigneulles, Bouxières-aux-Dames, Frouard, Pompey, Dieulouard et Pont-à-Mousson sont celles qui ont perdu le plus d’habitants entre 1982 et 1999. Ces communes sont, pour la plupart, celles qui ont été fortement affectées par la crise de la sidérurgie des années 80, et pour lesquelles l’évolution démographique est fortement corrélée à celle de l’activité économique. En revanche, aux marges de cette zone centrale urbanisée mais en perte de population, on assiste à un phénomène de péri-urbanisation. Ainsi, ce sont les zones à caractère rural qui ont gagné le plus d’habitants, et plus particulièrement l’Est du territoire. D’une manière générale, l’évolution de la population est fortement corrélée à la taille des communes. Ainsi, les communes qui ont gagné le plus d’habitants sont plutôt les petites communes (moins de 1000 habitants), à l’inverse des plus grosses communes (plus de 2000 habitants). Les communautés de communes du Froidmont, de Seille et Mauchère, du Grand Valmon, des Trois Vallées (essentiellement constituées de petites communes) et les communes du nord du territoire non regroupées en structure intercommunale, sont les secteurs qui ont connu les plus fortes croissances démographiques entre 1982 et 1999, avec un taux de croissance annuel allant de 0,4% pour les Trois vallées, à 1,4% pour le Froidmont. L’analyse des premiers chiffres du nouveau recensement (2004 et 2005) semble confirmer ces deux tendances. Ainsi, les communes urbaines du Val de Lorraine récemment recensées, Blénod-les-Pont-à-Mousson, Champigneulles, Lay Saint Christophe et Liverdun ont toutes perdu des habitants. Cette diminution représente un déficit pour l’ensemble de ces communes de 1 000 habitants. En revanche, les communes de petite taille en ont globalement gagné. On peut citer les communes de Villers-les-Moivrons (+54%), Sivry (+19%), Atton (+9%), Flirey (+12%) ou encore Seicheprey (+21%).
Un territoire attractif pour les jeunes couples
La structure par âge de la population du Val de Lorraine se distingue sur deux points :
- la population du Val de Lorraine y est relativement plus jeune. La part des moins de 20 ans est légèrement plus importante que celle observée dans le Département, la Région ou la France (27% contre 25%).
- la tranche des 20-40 ans y est moins élevée (27% contre 29%). Ce sont particulièrement les 20-30 ans qui sont sous-représentés. Ils constituent 12% de la population du Val de Lorraine, contre 15% pour le Département. Cette situation peut s’expliquer par les nombreux départs des 15-29 ans du Pays, qui vont suivre leurs études supérieures à Nancy ou ailleurs, ou pour y rechercher un premier emploi. La question de l’offre de logements adaptée aux jeunes est, elle aussi, posée.
En revanche, les 30-39 ans sont légèrement plus représentés sur le Val de Lorraine (15% contre 14% pour le Département). En effet, le Pays constitue un territoire attractif pour les jeunes couples accompagnés de leurs enfants, qui bénéficient des choix résidentiels péri-urbains de cette population. Ces deux caractéristiques (une population relativement jeune et un territoire attractif pour les jeunes couples avec enfants) sont d’autant plus marquées sur les bassins de la Seille et des Trois Vallées qui comptent respectivement 29% et 28% de moins de 20 ans. La part des 30-39 ans y est de 16% et 15%. Le Bassin de Pompey est le secteur du Val de Lorraine où la proportion de moins de 20 ans est la moins élevée (26%), mais qui reste encore légèrement supérieure à la moyenne départementale. Quant au bassin des Trois vallées, il constitue celui où la part des plus de 60 ans est la plus importante du Val de Lorraine (23% contre 19% pour le Val de Lorraine) et est supérieure à la moyenne départementale (21%).
Le Pays, tout proche de l’équilibre migratoire
Le renouveau démographique de la Lorraine se confirme, comme en témoigne la toute nouvelle enquête de recensement. Avec 2 329 000 habitants au 1er janvier 2004, la Lorraine retrouve son niveau de population de 1975. A l’origine de cette amélioration démographique, on trouve, en premier lieu, la réduction du déficit migratoire. En second lieu, l’excédent des naissances sur les décès reste un atout pour la Lorraine, même s’il tend à diminuer. Le Pays du Val de Lorraine s’inscrit nettement dans cette tendance. Bien sûr, le nouveau recensement ne permet pas encore de préciser la situation démographique exacte en 2006. Le fait le plus marquant depuis 1999 est sans nul doute la très forte réduction du déficit migratoire du Pays, réduction qui conduit le Pays à un niveau tout proche de l’équilibre migratoire. Depuis 1999, la baisse de population liée à l’excédent des départs sur les arrivées est de -0,07 % par an : elle était de -0,28 % entre 1990 et 1999, et de -0,42 % entre 1982 et 1990 ! La situation du Val de Lorraine s’avère un peu plus favorable que celle qui prévaut dans l’ensemble du département. L’excédent naturel est, quant à lui, à un niveau équivalent à celui du département.
Un Pays de « classes moyennes »
En 2002, la part des « traitements et salaires » représente près de 70 % des revenus déclarés par les ménages du Pays, c’est-à-dire plus forte que celle du département (67,5 %) ou de la région dans son ensemble (67,3 %). Cette situation reflète la structure de la population active du Pays. Le Val de Lorraine compte une proportion de salariés [1] (37,1 %) supérieure à celle du département (33,1 %) et de la région (33,6 %). Deux constats militent pour définir désormais le Val de Lorraine comme un Pays de « classes moyennes ». Le revenu médian [2] y est plus élevé : 50 % des personnes vivent dans un ménage déclarant un revenu annuel par unité de consommation [3] de 15 180 euros, contre 14 800 euros pour le département et 14 380 euros pour la région. Entre 2001 et 2002, l’accroissement du revenu médian est toutefois identique dans les trois espaces (3,2 %). La deuxième spécificité du Pays réside dans une échelle des revenus plus resserrée. L’écart entre le revenu en dessous duquel se situent les 10 % les plus pauvres de la population (soit 6 699 euros) et celui au-dessus duquel se trouvent les 10 % les plus riches (soit 27 118 euros) n’est que de 4 : il est de 5 pour l’ensemble du département comme de la région. En 2004, près de 8 600 habitants du Val de Lorraine vivent sous le seuil de pauvreté monétaire relative. Avec un taux de pauvreté [4] de 10,7 % en 2004, le Val de Lorraine affiche une situation plus favorable dans ce domaine que le département et la région (12,1 %). Mais la situation s’infléchit en 2004 dans les mêmes proportions qu’au niveau régional : le taux de pauvreté augmente de 0,5 point.
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Développement économique
Lundi 8 janvier 2007Après des années de crise, le Pays du Val de Lorraine a renoué avec la croissance de l’emploi. Aujourd’hui, il compte près de 27 000 emplois salariés et retrouve ainsi quasiment le niveau observé en 1982. Le tissu économique se caractérise par la diversification et le développement de son parc productif, notamment grâce à la croissance du secteur de la construction et surtout celui des services. Même si le territoire se distingue encore par son caractère industriel, il poursuit sa tertiarisation, plus particulièrement sous l’effet de la progression des « services aux entreprises » qui renforcent peu à peu leur position dans le tissu économique. Le secteur de l’industrie reste cependant celui dont le poids en terme d’emplois salariés reste le plus important. Le parc productif du Val de Lorraine se singularise également par la faculté de pérennisation et de développement des établissements déjà installés, même si un certain nombre d’entreprises a connu de graves difficultés lors des derniers mois.
Un tissu économique géographiquement concentré
Plus de 8 établissements sur 10 sont localisés sur la diagonale urbaine Pompey / Pont-à-Mousson et plus particulièrement sur les communes d’Atton, Frouard, Champigneulles, Pompey, Pagny-sur-Moselle, Dieulouard ou Blénod les Pont-à-Mousson. Si les communes urbaines du territoire regroupent la majorité de l’activité économique, certaines communes rurales n’en restent pas moins dynamiques, notamment celles qui assurent un rôle de pôle de services au sein de leur bassin. Ainsi, Nomeny et Thiaucourt comptent un nombre relativement élevé d’établissements. En effet, les densités d’établissements y sont importantes. Elles sont respectivement de 463 et 433 établissements pour 10 000 habitants, ce qui est proche de Pont-à-Mousson (449), et plus élevé que Pompey (383) ou Frouard (369).
Un tissu artisanal important dans les communes rurales
Parallèlement, l’activité en milieu rural tant artisanale, commerciale, qu’agricole, doit être préservée. Source de richesse et d’emplois, elle est aussi un facteur important de la cohésion territoriale et sociale. Les communes rurales comptent un peu plus de deux établissements sur dix du Val de Lorraine. L’activité économique de ces communes est composée principalement de TPE (Très Petites Entreprises) et surtout d’entreprises artisanales : près de la moitié des établissements des communes de moins de 2 000 habitants relève de l’artisanat (47%). On y retrouve de nombreuses entreprises du bâtiment ou de services. Les commerces sont naturellement moins nombreux dans les petites communes. Ils sont surtout localisés sur les communes de Nomeny et Thiaucourt, de par leur rôle de pôle de services et dans celles situées à proximité de communes urbaines (Belleville, Marbache, Faulx…). Il existe un certain nombre de communes qui n’a aucun commerce de proximité, mais la présence de commerces ambulants organisant des tournées régulières, permet de combler, pour partie, ce manque.
Des zones d’activités en voie de saturation
Le développement des zones d’activités du Val de Lorraine constitue l’un des facteurs essentiels de la reconversion industrielle réussie du Val de Lorraine. C’est en particulier le cas sur le bassin de Pompey avec son parc d’activités. Aujourd’hui, cette zone est engagée dans une démarche de qualification et bénéficie d’une dynamique due notamment à la mise en réseaux des entreprises de la zone, réunies au sein de l’association Val de Lorraine Entreprendre. Les entreprises industrielles du Bassin de Pont-à-Mousson, constituées essentiellement d’entreprises historiques, sont plus rarement localisées au sein de zones d’activités. En revanche, ce bassin connaît de nouvelles perspectives grâce au développement des zones d’activités d’Atton, Lesménils, Bouxières-sous-Froidmont, et de Pont-à-Mousson (ZAC d’Embise). La saturation relative des zones d’activités notamment dans le Sud du Val de Lorraine (92 % sur le bassin de Pompey, 85 % sur le Val de Lorraine), l’enclavement de certaines entreprises dans le tissu urbain et la localisation de nouvelles opportunités foncières à court ou moyen terme (Lesménils, Bouxières-sous-Froidmont, Rosières-en-Haye), doivent amener les acteurs du Val de Lorraine à engager une réflexion.

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Développement économique - Tertiarisation et Activité industrielle
Lundi 8 janvier 2007Le Val de Lorraine poursuit sa tertiarisation
Le tissu productif se caractérise par une diversification du parc d’établissements et une prédominance des services qui confirment leur renforcement dans le tissu économique du Val de Lorraine durant ces cinq dernières années.
Ainsi, ce secteur est celui qui regroupe le plus d’unités, soit 46 % du parc (47 % pour la Lorraine). Il se distingue par sa grande diversité d’activités. On y retrouve les « services aux particuliers » (hôtels, cafés, restaurants), les activités artisanales de services (coiffure, esthétique, blanchisserie,…..) les services à l’industrie (activités de gardiennage et de nettoyage, bureau d’études et d’ingénierie…), ou encore des établissements du secteur de l’éducation, santé et action sociale, constitués essentiellement de professions libérales, médicales et paramédicales.
Le secteur des services est celui qui a gagné le plus d’établissements entre 1999 et 2004, soit 166 unités supplémentaires, ce qui représente un taux de croissance annuel de 2,7 %. Mais c’est surtout dans le secteur des « services aux entreprises » que le Pays du Val de Lorraine a conforté sa position durant ces dernières années. Ce secteur est celui qui a connu la plus forte croissance depuis 1999, soit un taux de croissance annuel de 4,4 % représentant 62 unités en plus. Cette montée en puissance des services aux entreprises s’explique notamment par l’externalisation d’un certain nombre de fonctions assurées auparavant en interne dans les entreprises (entretien du parc des machines outils et du parc informatique, sécurité, ménage, marketing, logistique, …).
Le commerce est, quant à lui, le deuxième secteur en terme de nombre d’unités. Il constitue 26 % du parc (29 % pour la région), avec une croissance annuelle modérée de 1,3 %, soit une augmentation de 46 établissements.
La construction compte 17 % du parc (contre 13 % pour la région). Ce secteur est celui avec « les services aux entreprises », qui affiche la plus forte croissance depuis 1999, soit 78 unités en plus et un taux de croissance annuel de 3,6 %. Le poids de ce secteur, plus élevé qu’au niveau régional, est d’autant plus important dans les bassins des Trois Vallées et de la Seille où il représente respectivement 22 % et 26 %.
La tertiarisation du Val de Lorraine s’est notamment manifestée par le dynamisme de l’activité commerciale sur le Bassin de Pompey, avec la ZAC Saule Gaillard, son maintien à Pont-à-Mousson malgré la forte concurrence d’Actisud, mais aussi par le développement de l’activité logistique tant au Nord qu’au Sud.
Cependant, ce phénomène doit être nuancé. Bien que l’emploi dans le tertiaire ait progressé de 18 points depuis 1982 pour atteindre 60 % des emplois totaux, il est encore largement inférieur à la moyenne départementale (75 %), régionale ( 69%) et nationale (72%).
Liée au poids considérable de l’industrie, cette faiblesse relative, au sens statistique du terme, doit être examinée avec soin. En effet, la tertiarisation de l’économie ne constitue pas un objectif à atteindre. Une sous représentation relative du tertiaire ne peut être considérée forcément comme une faiblesse.
C’est pourquoi, il convient d’affiner notre analyse par une étude du niveau de service rendu aux « clients locaux », qu’ils soient particuliers, entreprises, collectivités et ce quelque soit le type de services. Cette analyse de « l’économie résidentielle », telle que définie par l’INSEE, doit permettre d’indiquer si le niveau de tertiarisation du Val de Lorraine est suffisant. Elle a aussi pour objectif de mettre en évidence des typologies d’activités sous représentées localement et / ou en émergence, et ainsi déterminer des pistes d’actions visant des créations d’activités et d’emplois.
A côté des besoins en terme de « services à la personne » qu’il est nécessaire d’approfondir (typologies, solvabilité des marchés…), d’autres champs (hébergement, commerce de proximité…) pourraient ainsi être pointés et traités.
Autre atout majeur : la présence d’un secteur tertiaire supérieur
Bien que ces emplois se concentrent naturellement dans les grandes agglomérations, il convient d’indiquer que le Val de Lorraine possède déjà un nombre certain d’emplois relevant du tertiaire supérieur.
Ainsi, l’unité urbaine de Pont-à-Mousson (Pont-à-Mousson, Blénod les Pont-à-Mousson, Maidières : 26 948 habitants) compte en 1999, 441 emplois métropolitains supérieurs qui représentent 4,4 % des emplois offerts dans ces trois communes. Ce chiffre est loin d’être ridicule si on le compare à ceux des unités urbaines de même poids.
Ainsi, Lunéville (27 572 habitants) ne compte que 300 EMS représentant 2,8 % des emplois. Le différentiel avec Toul (23 180 habitants) 270 EMS, 2,6 % des emplois, est encore plus conséquent.
Classée au 15ème rang selon la population, au 17ème rang selon l’emploi, l’unité urbaine de Pont-à-Mousson est au 5ème rang pour le taux d’EMS. Cette originalité présentée par Pont-à-Mousson, s’explique certainement par la présence du Centre de recherche de Saint Gobain et de quelques administrations régionales (SESGAR, EPFLorraine, …).
Il est cependant nécessaire d’élargir cette investigation à tout le Val de Lorraine afin d’affiner notre connaissance, notamment sur les facteurs de localisation des EMS.
Le desserrement des agglomérations de certaines unités de production de haut niveau intégrant des centres de recherche (ex : Novasep), la recherche d’une réduction de coûts pour des établissements implantés à Metz et à Nancy et la localisation privilégiée du Val de Lorraine, méritent que les acteurs locaux soient attentifs à la problématique des EMS.
Le maintien de l’activité industrielle
Alors que l’industrie constitue 12 % du parc productif, comme au niveau régional, son poids en terme d’emplois reste élevé dans le Val de Lorraine.
Avec 31 % des emplois salariés, contre 21 % en Lorraine, 18% en France, le Val de Lorraine reste un territoire fortement marqué par l’industrie, et ce malgré la crise de la sidérurgie. Cette situation constitue une richesse pour le territoire. En effet, avec 21 % des emplois et du PIB lorrain, l’industrie est fortement exportatrice et créatrice de richesses.
A un niveau plus local, elle participe à la richesse des habitants (l’industrie représente 26 % des rémunérations salariales contre 21 % des emplois) et est une source importante de financement des collectivités locales par l’intermédiaire de la taxe professionnelle (61 % des recettes fiscales viennent des entreprises, contre 50 % en Lorraine).
Le maintien de l’activité industrielle s’explique par les efforts conjugués de l’Etat, des collectivités territoriales et locales en terme de conversion et d’implantation d’établissements industriels (Crown Bevcan, Raflatac, Délipapier, Novasep, Arvato….).
Ce mouvement, doublé des créations endogènes se poursuit entre 1999 et 2004. Le parc d’établissements industriels (hors IIA et BTP) a cru de 21 unités. Le taux de création d’établissements industriels (9,5 %) reste plus élevé que dans la région. Par ailleurs, la capacité de développement des établissements du Pays est réelle, et ce dans tous les domaines d’activités. Elle se traduit par leur croissance en taille. Entre 1999 et 2004, le parc des établissements de 50 à 100 salariés a doublé. Elle démontre aussi la capacité des entrepreneurs locaux à s’adapter et à se développer. Ainsi, en 2004, sur les 338 établissements créés, presque le quart (78) a été fait par des entreprises existantes.
Le tissu industriel, aujourd’hui diversifié, compte trois secteurs majeurs : le papier, l’électronique, la métallurgie et le travail des métaux. Cette dernière activité compte des établissements historiques de renommée : Carbone Lorraine, St Gobain, Gouvy, Bar Lorforge, Allevard, Munch.
La culture industrielle persistante et la diversification des activités sur le Val de Lorraine ne peuvent à elles seules contre-balancer des mouvements plus profonds (évolution de la demande) et surtout la concurrence des Pays à coût de main d’œuvre réduit, d’autant qu’à de rares exceptions (Carbone Lorraine, Gouvy, Novacep), les centres de décisions sont situés à Paris ou à l’étranger. Au cours des deux dernières années, Philipps, Clarion, les Brasseries de Champigneulles, … ont dû se séparer d’une partie importante de leur personnel.
Les perspectives pour la métallurgie, secteur ayant un poids réel et symbolique pour le Val de Lorraine sont sombres. D’après une enquête commandée par l’UIMM au niveau national, cette filière perdrait entre 15% et 20% de ses 2 millions d’emplois soit entre 300 000 et 400 000 emplois entre 2007 et 2015. Ce mouvement ne sera pas sans conséquence pour la Lorraine et le Val de Lorraine.
La mise en place en Lorraine de deux pôles de compétitivité, pôle fibre et MIPI, concernant les deux filières industrielles (papier et métaux), les plus importantes du Val de Lorraine, offrent une opportunité conséquente aux entreprises locales. Leur implication dans la mise en place de ces projets démontre tout l’intérêt qu’elles y ont porté.
Les entreprises locales appuyées par l’Etat, le Conseil Régional de Lorraine, la Chambre de Commerce et d’Industrie et le Conseil de Pays du Val de Lorraine, doivent maintenant tirer profit de la territorialisation des 2 pôles. Un effet de synergie, au niveau du tissu industriel, ne pourra qu’alimenter ces initiatives.
Plus généralement, le développement de produits à haute valeur ajoutée issus d’une collaboration active entre le monde de la recherche et de l’industrie, permettra à l’industrie de se maintenir sur le Val de Lorraine. Il apparaît nécessaire d’aider les sociétés qui exercent sur des métiers basiques, à opérer une mutation. Des entrepreneurs du Val de Lorraine, membres du conseil de l’UIMM de Meurthe et Moselle, travaillent sur ce sujet et ont déjà lancé des propositions et actions.
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Développement économique - Agriculture
Lundi 8 janvier 2007Comme au niveau régional, le poids de l’agriculture dans l’emploi du Val de Lorraine est relativement faible et représente, selon le dernier recensement, puisqu’il n’atteint que 2,4% de l’emploi. En 2000, on dénombre sur le territoire près de 460 exploitations agricoles, qui occupent 385 km². L’agriculture du Val de Lorraine est en grande partie une agriculture périurbaine. Plus de 9 exploitations sur 10 sont situées sur une commune de moins de 2 000 habitants, et plus particulièrement dans les communes situées sur les Communautés de communes de Seille et Mauchère et des Trois Vallées qui en regroupent plus de la moitié. Si cette caractéristique n’influence pas la taille des exploitations qui restent dans la moyenne départementale, cela entraîne une plus grande diversité dans la production et dans les modes d’organisation. Certains agriculteurs se sont, en effet, orientés vers l’agrotourisme et la vente directe. Les principaux produits sont les suivants : canard et foie gras, charcuterie, fruits, légumes, fromages de chèvre, miel. Le tourisme vert (gîte, chambres d’hôtes, fermes-auberges) constitue aussi une voie de diversification importante sur le territoire.En contrepoids, la pression foncière liée à l’urbanisation entraîne une augmentation du coût du foncier.La péri-urbanisation et la rurbanisation contraignent les agriculteurs à adapter leurs modes de production, de stockage, de déplacement.
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Développement économique - Un tissu productif en développement
Lundi 8 janvier 2007Au 31 Décembre 2004, le Pays du Val de Lorraine comptait 2882 établissements. En cinq ans, le tissu productif a fait un gain net de plus de 300 établissements, soit de 12 %, notamment dans les secteurs des services aux entreprises (+20,4%), du commerce et de la construction. Ce développement remarquable concerne naturellement les TPE (< 10 salariés) qui représentent 90 % du parc des entreprises du Val de Lorraine et 60% des emplois salariés. Malgré un tissu productif en développement, le taux de création reste encore légèrement inférieur à celui observé au niveau régional (11,7 % contre 13 %). Les créations sont les plus nombreuses dans les services, puis le commerce, la construction et enfin l’industrie. Si la dynamique de création est moindre sur le Val de Lorraine, elle se distingue néanmoins sur deux points : un taux de création dans l’industrie de 9,5 % contre 8,5 % pour la région et un dépassement de 20 % dans les « services aux entreprises ». Les reprises d’entreprises concernent moins d’une création ou reprise sur quatre. Si le taux de défaillance des entreprises créées du Val de Lorraine est identique à celui observé dans la région ou le département (1,3 %), le taux de survie à 5 ans reste, comme ailleurs encore élevé : la moitié des entreprises créées disparaît au bout de 5 ans, dénotant ainsi un déficit au niveau du suivi post-création.
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Accès à l’Emploi
Lundi 8 janvier 2007Des situations d’exclusion sociale et professionnelle encore nombreuses
Malgré une activité économique qui s’est redynamisée, il subsiste encore de nombreuses situations d’exclusion sociale et professionnelle. En avril 2006, 1 631 bénéficiaires du RMI résidaient sur le Val de Lorraine, dont 46 % de moins de 35 ans. Les bénéficiaires sont faiblement diplômés (40 % inférieur au niveau V, 29 % au niveau V). Plus de 27% d’entre eux sont entrés dans le dispositif depuis moins d’un an. Au 31 mars 2005, le Pays du Val de Lorraine comptait 3059 demandeurs d’emplois de catégorie 1, dont plus de la moitié (55%) est située sur le bassin de Pont-à-Mousson.
Le manque de formation ou d’expériences professionnelles, cumulé à des problèmes sociaux, accroît les difficultés d’accès à l’emploi. Chômage et précarité touchent fortement la population femme, la population jeune et la population des plus de 50 ans.
Moins de diplômés du supérieur
En 10 ans, le niveau de formation de la population du Val de Lorraine s’est amélioré. Alors qu’en 1990, 64% de la population n’avait aucun diplôme, en 1999 cette part s‘élève à 47% (contre 40% pour le bassin de Nancy et 44% pour le département). Si le niveau de formation de la population du Val de Lorraine a augmenté, son niveau général reste relativement moins élevé. En effet, la part des « diplômés du supérieur » constitue 13% de la population contre 22% pour le bassin de Nancy et 17% pour le département. Parmi la population du Val de Lorraine, les femmes sont celles qui sont le moins diplômées : 51% des femmes n’ont aucun diplôme, contre 39% pour les hommes. En revanche, la part des diplômés du supérieur est quasiment équivalente entre les femmes et les hommes, soit respectivement 12% et 13%.
Des évolutions législatives et réglementaires sur les outils locaux
La décentralisation du RMI au Conseil Général (1/01/2004), le plan de cohésion sociale (2005), la construction de nouvelles politiques d’intervention, tant pour le Conseil Général de Meurthe et Moselle en matière d’insertion, que pour la nouvelle assemblée du Conseil Régional de Lorraine en matière de formation, … sont autant d’éléments qui témoignent de la mutation en cours, du paysage de l’insertion sur les territoires. Des risques importants apparaissent : désengagement progressif de l’Etat, spécialisation et cloisonnement des interventions publiques, précarisation de l’emploi, … Par ailleurs, il est regrettable que les groupes de travail du SPE de la zone d’emploi de Nancy ne fonctionnent plus. Beaucoup d’acteurs de l’insertion du territoire sont aujourd’hui en survie, les chantiers d’insertion reconnus localement et nationalement au travers de la loi de programmation de cohésion sociale sont particulièrement exposés. (coût résiduel des emplois aidés en forte augmentation, financement « à la mesure »). Outil territorial indispensable de mobilisation de la formation, le FLES (Fonds Local Emploi Solidarité) des vallées a disparu, tout comme d’autres structures telles que le CIEDIL, la régie de quartier de Pont-à-Mousson. Ces évolutions interpellent les élus locaux qui sont amenés à donner une autre dimension à leurs interventions. L’échelle intercommunale et celle du Pays du Val de Lorraine s’imposent : prise en charge de la compétence insertion par les communautés de communes, création de la Mission Locale du Val de Lorraine, réflexion sur la Maison de l’Emploi.
Vers une Maison de l’Emploi
Par ailleurs, l’acuité de l’inadéquation entre l’offre d’emplois et la demande est de plus en plus forte. Ce constat, partagé par les élus, les chefs d’entreprises et les responsables locaux, a amené le Conseil de Pays du Val de Lorraine à se positionner, fin 2004, sur la mise en place d’une maison territoriale de l’emploi et de la formation. Ce projet qui a demandé un long travail de concertation avec les acteurs, a été labellisé en 2006. Il doit apporter rapidement des solutions opérationnelles en matière de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, d’anticipation des mutations, de validation des acquis, … et ainsi répondre à l’enjeu majeur du Pays du Val de Lorraine, à savoir le rapprochement entre les attentes du monde économique et les besoins des demandeurs d’emploi. La prise en charge de la dimension sociale de l’insertion ( habitat, santé, mobilité…) qui est nécessaire à tout parcours d’accès à l’emploi, devient un élément du débat local. Le Conseil de Pays du Val de Lorraine et ses différentes composantes devront déterminer leur niveau d’implication sur cette problématique.
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Education et Formation
Lundi 8 janvier 2007Les problématiques de l’éducation et de la formation, d’une part, et du développement d’un territoire d’autre part, sont intimement liées et constituent, à ce titre, un enjeu important.
Liées car :
- le développement d’un territoire doit, avoir une incidence sur le dispositif de formation : à ce titre, il importe de prendre en compte les évolutions socio-économiques, qu’il s’agisse des évolutions démographiques (naissances, structure de la population, migrations etc.), des caractéristiques des activités économiques existantes, de la structure de l’emploi, des services offerts, …
- et, inversement, le dispositif de formation et d’éducation existant n’est pas sans effet sur le développement de ce même territoire : notamment en terme d’image et d’attractivité pour les entreprises et la population résidentielle,
Le monde de l’éducation a, depuis plusieurs années déjà, amorcé son ouverture à son environnement immédiat grâce aux trois mouvements de :
- la décentralisation des années 80 : les collectivités ont été amenées à participer plus largement aux décisions concernant le service public de l’éducation : création ou implantation des écoles et classes maternelles et élémentaires, mise en place de conseils d’administration associant les représentants des collectivités, rénovation du patrimoine scolaire par les collectivités,
- la politique de la ville, avec la notion de zone (les ZEP), premier mouvement de territorialisation des politiques éducatives visant la réduction des inégalités sociales devant l’école,
- développement éducatif local : l’Ecole se met en quête de synergies éducatives locales favorisant par ailleurs l’émergence de nouveaux types d’acteurs éducatifs, les communes et les associations (PEL : Programmes Educatifs Locaux, CEL : Contrats Educatifs Locaux). Même s’ils sont cantonnés à l’extrascolaire et au périscolaire, ces programmes permettent de travailler transversalement sur la notion de développement : développement local, développement économique, social, culturel, développement individuel, et développement éducatif. Mais, cette évolution vers la prise en compte de la dimension territoriale reste à poursuivre.
Structuration du Val de Lorraine
Le Val de Lorraine se situe sur plusieurs BEF (Bassins d’Education et de Formation), ce qui ne facilite ni l’appréhension de sa situation exacte, ni la mise en place d’une stratégie globale. Il recoupe donc les deux BEF de Nancy, comprenant les communes de Custines, Champigneulles, Frouard, Liverdun, Pompey et de Pont-à-Mousson (87 communes), BEF eux-mêmes éclatés sur les zones d’emploi de Nancy, Toul et Briey. A noter que le BEF de Pont-à-Mousson regroupe à lui seul 3,3 % de la superficie Lorraine et 2,4 % de la population.
Le Val de Lorraine compte aujourd’hui 44 écoles maternelles et 63 écoles primaires ou élémentaires. Leur répartition sur le territoire est assez équilibrée ; certaines d’entre elles font l’objet de regroupements, avec une répartition des cycles, maternelle et primaire, entre écoles, ou une répartition des classes à l’intérieur d’un même cycle, dans le cadre d’un Syndicat Scolaire Intercommunal ou une sous la forme d’un RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux), (qu’il soit dit « dispersé », chaque école rassemble les élèves de plusieurs communes par niveau pédagogique et garde son statut juridique et sa direction d’école, ou « concentré », l’ensemble des élèves des communes concernées est scolarisé dans l’école de l’une des communes).
Le secondaire
Comme la population du bassin, les établissements du secondaire sont concentrés autour du sillon mosellan. Le territoire du Val de Lorraine compte ainsi : 11 collèges dont un privé, 2 lycées généraux et technologiques (1 production, 1 service), 3 lycées professionnels (1 production et service, 1 production et 1 service), 1 GRETA, 1 CFA (bâtiment). Le secteur privé n’est pas représenté dans le second cycle. Les 11 collèges existant aujourd’hui assurent une bonne couverture du territoire. Les lycées, dans leur ensemble, sont eux concentrés sur un seul bassin, et une seule commune : Pont-à-Mousson. Le bassin de Pompey ne compte aucun lycée d’enseignement général ou technologique, et un seul lycée professionnel, à Pompey.

Evolution de la démographie scolaire
Les naissances n’ont commencé à diminuer dans le bassin qu’à partir de 1990 (1987 dans l’Académie), pour se stabiliser dès 1993 après une perte globale de 13 % environ (mieux que les 20 % académiques). Le Val de Lorraine ne scolarise que très peu d’élèves n’y résidant pas. Seuls certains BTS y sont vraiment attractifs. En revanche, parmi les résidants, un étudiant sur trois scolarisé en Lycée Professionnel, et un sur quatre en lycée général et technologique, le sont dans d’autres BEF (à Nancy et Metz principalement). Malgré une courbe des naissances assez favorable, ce déficit migratoire entraîne une chute des effectifs des lycées (surtout professionnels) plus sévère encore qu’au niveau académique. L’environnement social des élèves y est assez proche de l’environnement moyen Lorrain.
Caractéristiques générales des parcours
En Primaire
Malgré des signes encourageants de hausse des effectifs suite à l’émergence de projets de lotissements dans certaines communes, des réflexions sont à conduire sur l’avenir de ces écoles, leur évolution et leur pérennité, réflexion que certaines Communautés de communes ont d’ores et déjà entamée.
Lycée, filière générale et technologique Les élèves de seconde du bassin choisissent plus qu’ailleurs des séries générales avec cependant un taux d’accès au baccalauréat inférieur à la population accueillie en seconde. Ce résultat s’explique, notamment, par des départs vers l’apprentissage en première et un nombre important d’abandons après la première.
Lycée professionnel Les taux de poursuite après le BEP, vers un baccalauréat professionnel (surtout pour les filles), ou technologique (surtout pour les garçons), sont forts. Pour les élèves de première professionnelle, l’accès au baccalauréat se fait dans des proportions relativement faibles en raison de nombreuses sorties en cours de cycle vers l’apprentissage ou la vie active. Il reste un fort déséquilibre entre les formations de services et de production totalement abandonnées par les filles, même si l’écart tend à décroître.
Face à ces différents constats ou états des lieux, deux types de questionnements émergent :
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Aménagement Durable de l’Espace - Infrastructures
Lundi 8 janvier 2007Au cours des cinq années qui se sont écoulées, la commission « Aménagement de l’Espace du Val de Lorraine », a lancé des réflexions et mis en œuvre des programmes d’intervention à partir des axes et des objectifs affichés dans la Charte de Pays du Val de Lorraine.
Par ailleurs depuis 2001, le Val de lorraine s’est agrandi, accueillant la Communauté de communes des Trois Vallées (5 500 habitants, 25 communes pour une surface de 221 km² ) au Nord Ouest de son territoire, lui offrant ainsi une porte ouverte sur la Meuse, le Lac de la Madine, et le Parc Naturel Régional de Lorraine.
L’apport des démarches prospectives
Les territoires constituant le Pays, et notamment les Communautés de communes, se sont dotés de projets de développement (à titre d’exemple, les Plans Locaux Habitat du bassin de Pompey et de Pont-à-Mousson, la mise en valeur du Rupt de Mad…) qui ont également contribué à la définition des programmes d’intervention proposés à l’Etat, au Conseil Régional de Lorraine et au Conseil Général de Meurthe et Moselle, au titre de l’aménagement de l’espace.
Aujourd’hui, le projet de territoire, issu de cette période est donc le résultat d’un travail prospectif établi en 2001 et de réflexions territoriales conduites par le Pays du Val de Lorraine, les Communautés de communes et, dans une moindre mesure, les communes.
Ce diagnostic, en matière d’aménagement de l’espace, présenté ici, rend compte de ce dialogue permanent entre les territoires composant le Val de Lorraine et le Conseil de Pays du Val de Lorraine. Les enjeux de développement pour la période 2007/2013 découlent de ce même processus.
Depuis 2001, le Val de Lorraine s’est « couvert » de démarches prospectives dépassant le cadre de la commune. Les cadres intercommunaux de référence, le Pays du Val de Lorraine et les Communautés de communes ont bien sûr été saisis.
Mais, ils n’ont pas été les seuls, notamment sur les questions environnementales où le bassin versant d’une rivière (la Seille, le Rupt de Mad, l’Esch et la Natagne), une partie d’une côte de la Moselle (le Froidmont) et des buttes (les buttes du Grand Couronné) ont servi de cadres territoriaux à des réflexions puis à des programmes.
Les infrastructures comme la LGV-Est, le barreau autoroutier Toul/Dieulouard et l’ancienne voie ferrée Custines/Nomeny, ont également été mobilisées pour des démarches prospectives. Ce processus a conduit à l’émergence et à la multiplication de démarches planifiées et pluriannuelles. On peut citer à titre d’exemple :
En matière d’aménagement du territoire : la gare d’interconnexion de Vandières, la desserte autoroutière, le port de Frouard, le devenir de la base de Rosières, le Schéma de Cohérence Territoriale.
En matière d’habitat : les Programmes Locaux de l’Habitat (PLH) sur les Communautés de communes des bassins de Pompey et de Pont-à-Mousson et le Programme Territorial de l’Habitat sur le reste du territoire.
En matière de déplacement et d’infrastructures de transport : le Plan de Déplacement Urbain sur la Communauté de communes du Bassin de Pompey, la réflexion prospective sur le barreau autoroutier Toul/Dieulouard par le Conseil de Pays du Val de Lorraine, la voie de liaison Frouard/Liverdun entre le Conseil Général de Meurthe et Moselle, les communes de Frouard, Liverdun et Pompey et la Communauté de communes du Bassin de Pompey
En matière de gestion d’espaces naturels : la charte de paysages du Val de Lorraine par le Conseil de Pays du Val de Lorraine, la renaturation des rivières de l’Esch (la communauté de communes des Vals de Moselle et de l’Esch) du Rupt de Mad (la communauté de communes des trois vallées), de la Natagne (les Communautés de communes des Vals de Moselle et de l’Esch, de Seille et Mauchère et du Grand Valmon), sur la vallée de la Moselle entre Belleville et Arnaville par le Conseil de Pays du Val de Lorraine, sur les vergers sur les communautés de communes de Seille et Mauchère et des Trois Vallées.
En matière de tourisme : les anciennes voies ferrées Nomeny /Custines et Nancy/Château Salins, le programme VVV sur les anciens chemins de halage de la Meurthe et de la Moselle, le sentier d’interprétation du Rupt de Mad.
Cette capacité nouvelle à construire des programmes prospectifs et donc à se projeter dans l’avenir est un atout pour le territoire et crédibilise les démarches territoriales menées sur le Val de Lorraine auprès de l’Etat, du Conseil Régional de Lorraine et du Conseil Général de Meurthe et Moselle.
L’enjeu est de maintenir cet avantage, de l’affirmer davantage dans le cadre du SCOT et de créer les espaces de concertation et de travail entre ces différentes démarches pour empêcher un processus de cloisonnement du territoire. Les outils du Pays du Val de Lorraine, et en premier lieu l’Agence de Développement du Val de Lorraine (ADEVAL), doivent être le moteur et le pilote technique de ces démarches partagées et concertées entre les territoires, notamment dans le cadre des travaux du futur SCOT Sud meurthe et mosellan et sur l’espace central. Les espaces de concertation et de dialogue comme le comité de veille et la commission « Aménagement de l’Espace du Val de Lorraine » doivent être davantage mobilisés et utilisés.
Des infrastructures au service du projet de développement du Val de Lorraine
En 2006, les travaux de la LGV-Est se sont achevés. La réflexion autour de la gare d’interconnexion TGV/TER lancée par le Conseil de Pays du Val de Lorraine est quant à elle, passée au stade pré-opérationnel.
RFF a réservé les emprises foncières nécessaires à sa réalisation et le Conseil Régional de Lorraine doit engager la procédure de DUP. Cet exemple montre la capacité des acteurs du Val de Lorraine à peser sur un projet d’intérêt régional.
Pour le Conseil de Pays du Val de Lorraine et ses partenaires, il s’agit maintenant de doter le secteur de Pagny-sur-Moselle / Vandières / Pont-à-Mousson, d’un projet de développement en rapport avec l’atout que représente la gare d’interconnexion, porte ouverte vers l’Europe, le Monde par l’intermédiaire de la lisaison directe avec Roissy Charles De Gaulle. La question du développement des gares TER de Pont-à-Mousson et Pagny-sur- Moselle, de la liaison A31 – Vandières, de l’aménagement des zones d’activités doit être replacée dans ce nouveau contexte.
Face à d’autres projets d’infrastructures, comme le doublement de l’A31 par l’A32, le Conseil de Pays du Val de Lorraine s’est également positionné à la fois avec une lecture régionale de la problématique et une lecture locale sur l’inscription du projet dans la dynamique territoriale du Pays. Cette double clef de lecture l’a amené à émettre un avis positif sur la création d’un barreau Toul – Dieulouard, et de s’opposer au tracé Est qui n’apporte aucune plus value en terme d’aménagrement, qui ne permet pas un report suffisant de trafic, et qui dégrade l’environnement. En alternative à la solution proposée par les services de l’Etat, le Conseil de Pays du Val de Lorraine opte pour une mise à 2 x 3 voies de Dieulouard à Refontey qui présente l’avantage d’être moins chère pour l’automobiliste et le contribuable.
Avec l’appui de l’ADEVAL, le Conseil de Pays du Val de Lorraine a émis un certain nombre de préconisations sur la qualité des ouvrages d’art, la protection des sources, le désenclavement de Dieulouard et du Sud de l’agglomération mussipontaine …de portée plus locale.
Dans les deux cas, l’enjeu pour le Val de Lorraine est de tirer parti de ces projets d’infrastructures pour augmenter sa capacité de développement tout en respectant le cadre de vie de ses habitants dans une vision de développement régional.
Cette logique prévaut également pour les infrastructures de second niveau comme la liaison Frouard/Liverdun ou le doublement de la RD 120 entre Lesménils et Pont-à-Mousson. L’enjeu pour le Val de Lorraine est d’articuler au mieux ces infrastructures de deuxième rang avec le réseau régional, tout en s’inscrivant dans une logique multimodale (LGV/TER/route).

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Aménagement Durable de l’Espace - Habitat - Urbanisme
Lundi 8 janvier 2007Habitat, équipement public et déplacement, un lien affirmé en 2006
Ces cinq années ont vu les territoires du Val de Lorraine franchir un nouveau cap. Les politiques conduites en matière d’habitat ne se contentent plus de lancer des opérations d’amélioration de l’habitat (Opération Programmée Amélioration Habitat, réhabilitation des bâtiments d’activités, ravalement…).
Elles définissent des stratégies globales de développement de l’habitat en matière de logement social (construction et réhabilitation) et de logements du parc privé. C’est la Communauté des communes du Bassin de Pompey qui a été la première à se lancer dans des programmes de ce type. Celui-ci prévoit un objectif d’accroissement de sa démographie avec comme moyen, le développement et le renouvellement de son parc de logements (privé et public….).
Des programmes comparables sont menés sur l’ensemble du territoire : un Programme Local de l’Habitat sur le bassin de Pont-à-Mousson et un Programme Territorial de l’Habitat sur les communes non couvertes par un PLH. Des enjeux territoriaux majeurs paraissent, en premier lieu, le renouvellement des secteurs d’habitat social (cf Politique de la ville). La gestion des espaces ruraux encore peu bâtis (le Plateau de Haye entre Rosières et Dieulouard et la Vallée de la Seille), et la maîtrise des flux extérieurs provenant des agglomérations messines (vers Pagny-sur-Moselle et le Rupt de Mad) et nancéiennes (vers le Bassin de Pompey) doivent être traitées à l’échelle des Communautés de Communes, du Pays, du Scot et même de l’Inter – scot.

C’est également la Communauté de communes du Bassin de Pompey qui, à travers son Plan de Déplacement Urbain, a mis en avant la relation entre l’urbanisation et les politiques locales de déplacements. La maîtrise de l’étalement urbain est donc à limiter au profit d’une densification des espaces urbains existants comme les centres-villes. Les programmes de renouvellement urbain sur Pompey (du site Eiffel à la cité Sainte Euchaire) et sur Pagny-sur-Moselle (le parc de l’avenir) l’illustrent.
Des programmes du même type sont à encourager sur Liverdun (espace maladrerie-lerebourg), sur Blénod (centre ville), sur Dieulouard (secteur gare-château-Pétro/Carbone), sur Frouard (place Lohmar-Collège) et Pont-à-Mousson (secteur Port, Abbaye des Prémontrés). Leur qualification passe également par un renouvellement de leurs espaces publics, un soutien adapté à ce type de programme, du même type que sur les axes majeurs seraient à étudier.
Par ailleurs, ces secteurs centraux des villes du Val de Lorraine doivent être dotés, pour la plupart d’entre eux, d’une plateforme multimodale de déplacement (sur Pompey et Pont-à-Mousson, en premier lieu, et dans une moindre mesure sur Dieulouard et Pagny-sur-Moselle), fonction traditionnelle et structurante des centres-villes. Enfin, la définition d’un second Plan de Déplacement Urbain sur le Bassin de Pont-à-Mousson élargi est à prévoir.
Les secteurs moins urbanisés (les Trois Vallées, la Vallée de la Seille, le Plateau de Haye sur Dieulouard) ont également à concevoir des programmes de déplacement en lien avec leur politique d’urbanisation et en complémentarité avec les politiques locales de déplacement sur les bassins de Pont-à-Mousson et de Pompey.
Enfin, la maîtrise de l’urbanisation est par ailleurs indispensable pour assumer une bonne gestion dans le temps et l’espace des équipements publics. La question du choix des implantations des écoles maternelles et primaires sur la Vallée de la Seille traduit aujourd’hui cette problématique qui demeure un enjeu de développement pour le territoire.
Urbanisme et paysages, deux thèmes à marier
L’extension urbaine des vingt dernières années a trouvé le foncier disponible à l’extérieur des noyaux urbains d’origine. Les coteaux (sur Bouxières-aux Dames et Pagny-sur-Moselle) et les plateaux (sur Liverdun) se sont progressivement peuplés de pavillons.
L’urbanisation s’est donc faite au détriment des interfaces (les vergers, les jardins) qui assurent la liaison entre l’espace bâti et l’espace naturel. La politique agricole a également contribué à la disparition des ces espaces de transition. Dans ces conditions, le paysage s’est considérablement ouvert comme sur le Nord de la Vallée de la Seille (le secteur de Raucourt-Eply) et le Plateau de Haye (entre Fey-en-Haye et Beaumont).
L’un des enjeux, tant en milieu urbain que rural est donc de recomposer ces espaces de transition à travers des programmes de type OPAV, ou à créer comme sur les haies. La disparition de ces espaces tampons a aussi pour conséquence « la descente » de la forêt sur l’espace urbain. C’est le cas, à la fois, en milieu urbain sur Frouard, Maidières et Pont-à-Mousson sur le versant de la butte de Mousson, et en milieu rural dans les vallons des vallées de l’Esch et du Rupt de Mad.
La définition de modalités de gestion de ces espaces forestiers de lisière est à prôner dans un souci de sécurité et d’hygiène publique (lutte contre les incendies, gestion de la faune sauvage…). La situation des secteurs boisés du vieux Liverdun a bien montré cet enjeu et les difficultés auxquelles sont confrontées une commune et les propriétaires privés, lorsqu’un espace forestier est abandonné par la collectivité (chute d’arbres sur les maisons, faune provoquant des dégâts…). Les Côtes de la Moselle (sur Frouard, Blénod, Maidières et Prény) et les buttes témoins dont celles de Mousson, constituent des sites possibles d’intervention.
D’autres espaces proches de la ville sont à réinscrire dans l’urbanisation actuelle du Val de Lorraine : les Vallées de la Meurthe et de la Moselle qui constitue le trait d’union entre les bassins de Pompey et Pont-à-Mousson. Leurs devenirs doivent être pensés en articulation avec les espaces urbains et la disparition progressive, d’ici les trente prochaines années, de l’exploitation des granulats entre Arnaville et Belleville.
La mise en œuvre de schémas de développement des boucle de la Moselle (Belleville/Dieulouard, Sud Pont-à-Mousson, Nord Pont-à-Mousson et Champey/Arnavaille), tout en s’appuyant sur une logique de corridor naturel et écologique, doit trouver sa place dans le futur schéma de développement du Pays du Val de Lorraine. Il en va de même pour les affluents (le Rupt de Mad, le Trey, la Natagne, l’Esch et la Mauchère).
La dynamique de la Charte de paysages du Val de lorraine a contribué à l’émergence de la prise en compte des paysages dans les projets de territoire. Le renforcement de cette capacité de réflexion et d’actions est à prévoir.

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