Education et Formation
Lundi 8 janvier 2007Les problématiques de l’éducation et de la formation, d’une part, et du développement d’un territoire d’autre part, sont intimement liées et constituent, à ce titre, un enjeu important.
Liées car :
- le développement d’un territoire doit, avoir une incidence sur le dispositif de formation : à ce titre, il importe de prendre en compte les évolutions socio-économiques, qu’il s’agisse des évolutions démographiques (naissances, structure de la population, migrations etc.), des caractéristiques des activités économiques existantes, de la structure de l’emploi, des services offerts, …
- et, inversement, le dispositif de formation et d’éducation existant n’est pas sans effet sur le développement de ce même territoire : notamment en terme d’image et d’attractivité pour les entreprises et la population résidentielle,
Le monde de l’éducation a, depuis plusieurs années déjà, amorcé son ouverture à son environnement immédiat grâce aux trois mouvements de :
- la décentralisation des années 80 : les collectivités ont été amenées à participer plus largement aux décisions concernant le service public de l’éducation : création ou implantation des écoles et classes maternelles et élémentaires, mise en place de conseils d’administration associant les représentants des collectivités, rénovation du patrimoine scolaire par les collectivités,
- la politique de la ville, avec la notion de zone (les ZEP), premier mouvement de territorialisation des politiques éducatives visant la réduction des inégalités sociales devant l’école,
- développement éducatif local : l’Ecole se met en quête de synergies éducatives locales favorisant par ailleurs l’émergence de nouveaux types d’acteurs éducatifs, les communes et les associations (PEL : Programmes Educatifs Locaux, CEL : Contrats Educatifs Locaux). Même s’ils sont cantonnés à l’extrascolaire et au périscolaire, ces programmes permettent de travailler transversalement sur la notion de développement : développement local, développement économique, social, culturel, développement individuel, et développement éducatif. Mais, cette évolution vers la prise en compte de la dimension territoriale reste à poursuivre.
Structuration du Val de Lorraine
Le Val de Lorraine se situe sur plusieurs BEF (Bassins d’Education et de Formation), ce qui ne facilite ni l’appréhension de sa situation exacte, ni la mise en place d’une stratégie globale. Il recoupe donc les deux BEF de Nancy, comprenant les communes de Custines, Champigneulles, Frouard, Liverdun, Pompey et de Pont-à-Mousson (87 communes), BEF eux-mêmes éclatés sur les zones d’emploi de Nancy, Toul et Briey. A noter que le BEF de Pont-à-Mousson regroupe à lui seul 3,3 % de la superficie Lorraine et 2,4 % de la population.
Le Val de Lorraine compte aujourd’hui 44 écoles maternelles et 63 écoles primaires ou élémentaires. Leur répartition sur le territoire est assez équilibrée ; certaines d’entre elles font l’objet de regroupements, avec une répartition des cycles, maternelle et primaire, entre écoles, ou une répartition des classes à l’intérieur d’un même cycle, dans le cadre d’un Syndicat Scolaire Intercommunal ou une sous la forme d’un RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux), (qu’il soit dit « dispersé », chaque école rassemble les élèves de plusieurs communes par niveau pédagogique et garde son statut juridique et sa direction d’école, ou « concentré », l’ensemble des élèves des communes concernées est scolarisé dans l’école de l’une des communes).
Le secondaire
Comme la population du bassin, les établissements du secondaire sont concentrés autour du sillon mosellan. Le territoire du Val de Lorraine compte ainsi : 11 collèges dont un privé, 2 lycées généraux et technologiques (1 production, 1 service), 3 lycées professionnels (1 production et service, 1 production et 1 service), 1 GRETA, 1 CFA (bâtiment). Le secteur privé n’est pas représenté dans le second cycle. Les 11 collèges existant aujourd’hui assurent une bonne couverture du territoire. Les lycées, dans leur ensemble, sont eux concentrés sur un seul bassin, et une seule commune : Pont-à-Mousson. Le bassin de Pompey ne compte aucun lycée d’enseignement général ou technologique, et un seul lycée professionnel, à Pompey.

Evolution de la démographie scolaire
Les naissances n’ont commencé à diminuer dans le bassin qu’à partir de 1990 (1987 dans l’Académie), pour se stabiliser dès 1993 après une perte globale de 13 % environ (mieux que les 20 % académiques). Le Val de Lorraine ne scolarise que très peu d’élèves n’y résidant pas. Seuls certains BTS y sont vraiment attractifs. En revanche, parmi les résidants, un étudiant sur trois scolarisé en Lycée Professionnel, et un sur quatre en lycée général et technologique, le sont dans d’autres BEF (à Nancy et Metz principalement). Malgré une courbe des naissances assez favorable, ce déficit migratoire entraîne une chute des effectifs des lycées (surtout professionnels) plus sévère encore qu’au niveau académique. L’environnement social des élèves y est assez proche de l’environnement moyen Lorrain.
Caractéristiques générales des parcours
En Primaire
Malgré des signes encourageants de hausse des effectifs suite à l’émergence de projets de lotissements dans certaines communes, des réflexions sont à conduire sur l’avenir de ces écoles, leur évolution et leur pérennité, réflexion que certaines Communautés de communes ont d’ores et déjà entamée.
Lycée, filière générale et technologique Les élèves de seconde du bassin choisissent plus qu’ailleurs des séries générales avec cependant un taux d’accès au baccalauréat inférieur à la population accueillie en seconde. Ce résultat s’explique, notamment, par des départs vers l’apprentissage en première et un nombre important d’abandons après la première.
Lycée professionnel Les taux de poursuite après le BEP, vers un baccalauréat professionnel (surtout pour les filles), ou technologique (surtout pour les garçons), sont forts. Pour les élèves de première professionnelle, l’accès au baccalauréat se fait dans des proportions relativement faibles en raison de nombreuses sorties en cours de cycle vers l’apprentissage ou la vie active. Il reste un fort déséquilibre entre les formations de services et de production totalement abandonnées par les filles, même si l’écart tend à décroître.
Face à ces différents constats ou états des lieux, deux types de questionnements émergent :
|
Eléments du diagnostic |
Enjeux |
|
|
