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Archive pour la catégorie 'La Population du Val de Lorraine'

La Population du Val de Lorraine

Lundi 8 janvier 2007

Au dernier recensement (1999), le Val de Lorraine comptait près de 95 000 habitants, dont plus des deux tiers sont localisés dans une commune urbaine (plus de 2 000 habitants). Depuis 1982, l’évolution démographique du Pays stagne sous l’effet d’un déficit migratoire, à peine compensé par l’excédent du solde naturel. Cette tendance cache des contrastes selon le type de communes.  

Des évolutions contrastées
En effet, l’évolution démographique du Val de Lorraine est le résultat de deux phénomènes : le déclin démographique des villes de fond de vallée conjugué au développement du péri-urbain. Ainsi, les communes de Champigneulles, Bouxières-aux-Dames, Frouard, Pompey, Dieulouard et Pont-à-Mousson sont celles qui ont perdu le plus d’habitants entre 1982 et 1999. Ces communes sont, pour la plupart, celles qui ont été fortement affectées par la crise de la sidérurgie des années 80, et pour lesquelles l’évolution démographique est fortement corrélée à celle de l’activité économique. En revanche, aux marges de cette zone centrale urbanisée mais en perte de population, on assiste à un phénomène de péri-urbanisation. Ainsi, ce sont les zones à caractère rural qui ont gagné le plus d’habitants, et plus particulièrement l’Est du territoire. D’une manière générale, l’évolution de la population est fortement corrélée à la taille des communes. Ainsi, les communes qui ont gagné le plus d’habitants sont plutôt les petites communes (moins de 1000 habitants), à l’inverse des plus grosses communes (plus de 2000 habitants). Les communautés de communes du Froidmont, de Seille et Mauchère, du Grand Valmon, des Trois Vallées (essentiellement constituées de petites communes) et les communes du nord du territoire non regroupées en structure intercommunale, sont les secteurs qui ont connu les plus fortes croissances démographiques entre 1982 et 1999, avec un taux de croissance annuel allant de 0,4% pour les Trois vallées, à 1,4% pour le Froidmont. L’analyse des premiers chiffres du nouveau recensement (2004 et 2005) semble confirmer ces deux tendances. Ainsi, les communes urbaines du Val de Lorraine récemment recensées, Blénod-les-Pont-à-Mousson, Champigneulles, Lay Saint Christophe et Liverdun ont toutes perdu des habitants. Cette diminution représente un déficit pour l’ensemble de ces communes de 1 000 habitants. En revanche, les communes de petite taille en ont globalement gagné. On peut citer les communes de Villers-les-Moivrons (+54%), Sivry (+19%), Atton (+9%), Flirey (+12%) ou encore Seicheprey (+21%).  

Un territoire attractif pour les jeunes couples

La structure par âge de la population du Val de Lorraine se distingue sur deux points :

- la population du Val de Lorraine y est relativement plus jeune. La part des moins de 20 ans est légèrement plus importante que celle observée dans le Département, la Région ou la France (27% contre 25%).

- la tranche des 20-40 ans y est moins élevée (27% contre 29%). Ce sont particulièrement les 20-30 ans qui sont sous-représentés. Ils constituent 12% de la population du Val de Lorraine, contre 15% pour le Département. Cette situation peut s’expliquer par les nombreux départs des 15-29 ans du Pays, qui vont suivre leurs études supérieures à Nancy ou ailleurs, ou pour y rechercher un premier emploi. La question de l’offre de logements adaptée aux jeunes est, elle aussi, posée.

En revanche, les 30-39 ans sont légèrement plus représentés sur le Val de Lorraine (15% contre 14% pour le Département). En effet, le Pays constitue un territoire attractif pour les jeunes couples accompagnés de leurs enfants, qui bénéficient des choix résidentiels péri-urbains de cette population. Ces deux caractéristiques (une population relativement jeune et un territoire attractif pour les jeunes couples avec enfants) sont d’autant plus marquées sur les bassins de la Seille et des Trois Vallées qui comptent respectivement 29% et 28% de moins de 20 ans. La part des 30-39 ans y est de 16% et 15%. Le Bassin de Pompey est le secteur du Val de Lorraine où la proportion de moins de 20 ans est la moins élevée (26%), mais qui reste encore légèrement supérieure à la moyenne départementale. Quant au bassin des Trois vallées, il constitue celui où la part des plus de 60 ans est la plus importante du Val de Lorraine (23% contre 19% pour le Val de Lorraine) et est supérieure à la moyenne départementale (21%).  

Le Pays, tout proche de l’équilibre migratoire
Le renouveau démographique de la Lorraine se confirme, comme en témoigne la toute nouvelle enquête de recensement. Avec 2 329 000 habitants au 1er janvier 2004, la Lorraine retrouve son niveau de population de 1975. A l’origine de cette amélioration démographique, on trouve, en premier lieu, la réduction du déficit migratoire. En second lieu, l’excédent des naissances sur les décès reste un atout pour la Lorraine, même s’il tend à diminuer. Le Pays du Val de Lorraine s’inscrit nettement dans cette tendance. Bien sûr, le nouveau recensement ne permet pas encore de préciser la situation démographique exacte en 2006. Le fait le plus marquant depuis 1999 est sans nul doute la très forte réduction du déficit migratoire du Pays, réduction qui conduit le Pays à un niveau tout proche de l’équilibre migratoire. Depuis 1999, la baisse de population liée à l’excédent des départs sur les arrivées est de -0,07 % par an : elle était de -0,28 % entre 1990 et 1999, et de -0,42 % entre 1982 et 1990 ! La situation du Val de Lorraine s’avère un peu plus favorable que celle qui prévaut dans l’ensemble du département. L’excédent naturel est, quant à lui, à un niveau équivalent à celui du département.  

Un Pays de « classes moyennes »
En 2002, la part des « traitements et salaires » représente près de 70 % des revenus déclarés par les ménages du Pays, c’est-à-dire plus forte que celle du département (67,5 %) ou de la région dans son ensemble (67,3 %). Cette situation reflète la structure de la population active du Pays. Le Val de Lorraine compte une proportion de salariés [1] (37,1 %) supérieure à celle du département (33,1 %) et de la région (33,6 %). Deux constats militent pour définir désormais le Val de Lorraine comme un Pays de « classes moyennes ». Le revenu médian [2] y est plus élevé : 50 % des personnes vivent dans un ménage déclarant un revenu annuel par unité de consommation [3] de 15 180 euros, contre 14 800 euros pour le département et 14 380 euros pour la région. Entre 2001 et 2002, l’accroissement du revenu médian est toutefois identique dans les trois espaces (3,2 %). La deuxième spécificité du Pays réside dans une échelle des revenus plus resserrée. L’écart entre le revenu en dessous duquel se situent les 10 % les plus pauvres de la population (soit 6 699 euros) et celui au-dessus duquel se trouvent les 10 % les plus riches (soit 27 118 euros) n’est que de 4 : il est de 5 pour l’ensemble du département comme de la région. En 2004, près de 8 600 habitants du Val de Lorraine vivent sous le seuil de pauvreté monétaire relative. Avec un taux de pauvreté [4] de 10,7 % en 2004, le Val de Lorraine affiche une situation plus favorable dans ce domaine que le département et la région (12,1 %). Mais la situation s’infléchit en 2004 dans les mêmes proportions qu’au niveau régional : le taux de pauvreté augmente de 0,5 point.

Eléments du diagnostic

Enjeux

 

Déclin démographique des villes de fond de vallée

Développement du périurbain

Un territoire attractif pour les jeunes couples avec enfants  

   

Renforcer l’attractivité des villes de fonds de vallée

Maîtriser et accompagner l’afflux des migrants dans les secteurs ruraux, ou urbains

Diversifier l’offre de logements pour accueillir des jeunes  



  

[1]  Hors effectifs salariés des collectivités territoriales et de La Poste
[2]  Revenu qui partage la population en deux : 50 % des personnes vivent dans un ménage dont le revenu déclaré par unité de consommation est inférieur à ce revenu médian
[3]  Unité qui correspond à un « équivalent adulte » au sein d’un ménage. Cette notion permet de comparer entre eux les revenus des ménages, quelles que soient leur taille (une ou plusieurs personnes) et leur composition (adulte, enfant)
[4]  Proportion de personnes vivant dans un ménage dont le revenu par unité de consommation est inférieur au seuil de pauvreté monétaire relative. Ce seuil est fixé en France à 50 % du revenu médian par unité de consommation, soit 734,99 euros en 2003, année de référence des revenus pour les fichiers des Caisses d’allocations familiales au 31 décembre 2004.

   

 

 

 

   

 

   

 

   

 

   

 

 

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