Aménagement Durable de l’Espace - Infrastructures
Au cours des cinq années qui se sont écoulées, la commission « Aménagement de l’Espace du Val de Lorraine », a lancé des réflexions et mis en œuvre des programmes d’intervention à partir des axes et des objectifs affichés dans la Charte de Pays du Val de Lorraine.
Par ailleurs depuis 2001, le Val de lorraine s’est agrandi, accueillant la Communauté de communes des Trois Vallées (5 500 habitants, 25 communes pour une surface de 221 km² ) au Nord Ouest de son territoire, lui offrant ainsi une porte ouverte sur la Meuse, le Lac de la Madine, et le Parc Naturel Régional de Lorraine.
L’apport des démarches prospectives
Les territoires constituant le Pays, et notamment les Communautés de communes, se sont dotés de projets de développement (à titre d’exemple, les Plans Locaux Habitat du bassin de Pompey et de Pont-à-Mousson, la mise en valeur du Rupt de Mad…) qui ont également contribué à la définition des programmes d’intervention proposés à l’Etat, au Conseil Régional de Lorraine et au Conseil Général de Meurthe et Moselle, au titre de l’aménagement de l’espace.
Aujourd’hui, le projet de territoire, issu de cette période est donc le résultat d’un travail prospectif établi en 2001 et de réflexions territoriales conduites par le Pays du Val de Lorraine, les Communautés de communes et, dans une moindre mesure, les communes.
Ce diagnostic, en matière d’aménagement de l’espace, présenté ici, rend compte de ce dialogue permanent entre les territoires composant le Val de Lorraine et le Conseil de Pays du Val de Lorraine. Les enjeux de développement pour la période 2007/2013 découlent de ce même processus.
Depuis 2001, le Val de Lorraine s’est « couvert » de démarches prospectives dépassant le cadre de la commune. Les cadres intercommunaux de référence, le Pays du Val de Lorraine et les Communautés de communes ont bien sûr été saisis.
Mais, ils n’ont pas été les seuls, notamment sur les questions environnementales où le bassin versant d’une rivière (la Seille, le Rupt de Mad, l’Esch et la Natagne), une partie d’une côte de la Moselle (le Froidmont) et des buttes (les buttes du Grand Couronné) ont servi de cadres territoriaux à des réflexions puis à des programmes.
Les infrastructures comme la LGV-Est, le barreau autoroutier Toul/Dieulouard et l’ancienne voie ferrée Custines/Nomeny, ont également été mobilisées pour des démarches prospectives. Ce processus a conduit à l’émergence et à la multiplication de démarches planifiées et pluriannuelles. On peut citer à titre d’exemple :
En matière d’aménagement du territoire : la gare d’interconnexion de Vandières, la desserte autoroutière, le port de Frouard, le devenir de la base de Rosières, le Schéma de Cohérence Territoriale.
En matière d’habitat : les Programmes Locaux de l’Habitat (PLH) sur les Communautés de communes des bassins de Pompey et de Pont-à-Mousson et le Programme Territorial de l’Habitat sur le reste du territoire.
En matière de déplacement et d’infrastructures de transport : le Plan de Déplacement Urbain sur la Communauté de communes du Bassin de Pompey, la réflexion prospective sur le barreau autoroutier Toul/Dieulouard par le Conseil de Pays du Val de Lorraine, la voie de liaison Frouard/Liverdun entre le Conseil Général de Meurthe et Moselle, les communes de Frouard, Liverdun et Pompey et la Communauté de communes du Bassin de Pompey
En matière de gestion d’espaces naturels : la charte de paysages du Val de Lorraine par le Conseil de Pays du Val de Lorraine, la renaturation des rivières de l’Esch (la communauté de communes des Vals de Moselle et de l’Esch) du Rupt de Mad (la communauté de communes des trois vallées), de la Natagne (les Communautés de communes des Vals de Moselle et de l’Esch, de Seille et Mauchère et du Grand Valmon), sur la vallée de la Moselle entre Belleville et Arnaville par le Conseil de Pays du Val de Lorraine, sur les vergers sur les communautés de communes de Seille et Mauchère et des Trois Vallées.
En matière de tourisme : les anciennes voies ferrées Nomeny /Custines et Nancy/Château Salins, le programme VVV sur les anciens chemins de halage de la Meurthe et de la Moselle, le sentier d’interprétation du Rupt de Mad.
Cette capacité nouvelle à construire des programmes prospectifs et donc à se projeter dans l’avenir est un atout pour le territoire et crédibilise les démarches territoriales menées sur le Val de Lorraine auprès de l’Etat, du Conseil Régional de Lorraine et du Conseil Général de Meurthe et Moselle.
L’enjeu est de maintenir cet avantage, de l’affirmer davantage dans le cadre du SCOT et de créer les espaces de concertation et de travail entre ces différentes démarches pour empêcher un processus de cloisonnement du territoire. Les outils du Pays du Val de Lorraine, et en premier lieu l’Agence de Développement du Val de Lorraine (ADEVAL), doivent être le moteur et le pilote technique de ces démarches partagées et concertées entre les territoires, notamment dans le cadre des travaux du futur SCOT Sud meurthe et mosellan et sur l’espace central. Les espaces de concertation et de dialogue comme le comité de veille et la commission « Aménagement de l’Espace du Val de Lorraine » doivent être davantage mobilisés et utilisés.
Des infrastructures au service du projet de développement du Val de Lorraine
En 2006, les travaux de la LGV-Est se sont achevés. La réflexion autour de la gare d’interconnexion TGV/TER lancée par le Conseil de Pays du Val de Lorraine est quant à elle, passée au stade pré-opérationnel.
RFF a réservé les emprises foncières nécessaires à sa réalisation et le Conseil Régional de Lorraine doit engager la procédure de DUP. Cet exemple montre la capacité des acteurs du Val de Lorraine à peser sur un projet d’intérêt régional.
Pour le Conseil de Pays du Val de Lorraine et ses partenaires, il s’agit maintenant de doter le secteur de Pagny-sur-Moselle / Vandières / Pont-à-Mousson, d’un projet de développement en rapport avec l’atout que représente la gare d’interconnexion, porte ouverte vers l’Europe, le Monde par l’intermédiaire de la lisaison directe avec Roissy Charles De Gaulle. La question du développement des gares TER de Pont-à-Mousson et Pagny-sur- Moselle, de la liaison A31 – Vandières, de l’aménagement des zones d’activités doit être replacée dans ce nouveau contexte.
Face à d’autres projets d’infrastructures, comme le doublement de l’A31 par l’A32, le Conseil de Pays du Val de Lorraine s’est également positionné à la fois avec une lecture régionale de la problématique et une lecture locale sur l’inscription du projet dans la dynamique territoriale du Pays. Cette double clef de lecture l’a amené à émettre un avis positif sur la création d’un barreau Toul – Dieulouard, et de s’opposer au tracé Est qui n’apporte aucune plus value en terme d’aménagrement, qui ne permet pas un report suffisant de trafic, et qui dégrade l’environnement. En alternative à la solution proposée par les services de l’Etat, le Conseil de Pays du Val de Lorraine opte pour une mise à 2 x 3 voies de Dieulouard à Refontey qui présente l’avantage d’être moins chère pour l’automobiliste et le contribuable.
Avec l’appui de l’ADEVAL, le Conseil de Pays du Val de Lorraine a émis un certain nombre de préconisations sur la qualité des ouvrages d’art, la protection des sources, le désenclavement de Dieulouard et du Sud de l’agglomération mussipontaine …de portée plus locale.
Dans les deux cas, l’enjeu pour le Val de Lorraine est de tirer parti de ces projets d’infrastructures pour augmenter sa capacité de développement tout en respectant le cadre de vie de ses habitants dans une vision de développement régional.
Cette logique prévaut également pour les infrastructures de second niveau comme la liaison Frouard/Liverdun ou le doublement de la RD 120 entre Lesménils et Pont-à-Mousson. L’enjeu pour le Val de Lorraine est d’articuler au mieux ces infrastructures de deuxième rang avec le réseau régional, tout en s’inscrivant dans une logique multimodale (LGV/TER/route).

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Eléments du diagnostic |
Enjeux |
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