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    • janvier 2007
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Développement économique - Tertiarisation et Activité industrielle

Le Val de Lorraine poursuit sa tertiarisation

Le tissu productif se caractérise par une diversification du parc d’établissements et une prédominance des services qui confirment leur renforcement dans le tissu économique du Val de Lorraine durant ces cinq dernières années.

Ainsi, ce secteur est celui qui regroupe le plus d’unités, soit 46 % du parc (47 % pour la Lorraine). Il se distingue par sa grande diversité d’activités. On y retrouve les « services aux particuliers » (hôtels, cafés, restaurants), les activités artisanales de services (coiffure, esthétique, blanchisserie,…..) les services à l’industrie (activités de gardiennage et de nettoyage, bureau d’études et d’ingénierie…), ou encore des établissements du secteur de l’éducation, santé et action sociale, constitués essentiellement de professions libérales, médicales et paramédicales.

Le secteur des services est celui qui a gagné le plus d’établissements entre 1999 et 2004, soit 166 unités supplémentaires, ce qui représente un taux de croissance annuel de 2,7 %. Mais c’est surtout dans le secteur des « services aux entreprises » que le Pays du Val de Lorraine a conforté sa position durant ces dernières années. Ce secteur est celui qui a connu la plus forte croissance depuis 1999, soit un taux de croissance annuel de 4,4 % représentant 62 unités en plus. Cette montée en puissance des services aux entreprises s’explique notamment par l’externalisation d’un certain nombre de fonctions assurées auparavant en interne dans les entreprises (entretien du parc des machines outils et du parc informatique, sécurité, ménage, marketing, logistique, …).

Le commerce est, quant à lui, le deuxième secteur en terme de nombre d’unités. Il constitue 26 % du parc (29 % pour la région), avec une croissance annuelle modérée de 1,3 %, soit une augmentation de 46 établissements.

La construction compte 17 % du parc (contre 13 % pour la région). Ce secteur est celui avec « les services aux entreprises », qui affiche la plus forte croissance depuis 1999, soit 78 unités en plus et un taux de croissance annuel de 3,6 %. Le poids de ce secteur, plus élevé qu’au niveau régional, est d’autant plus important dans les bassins des Trois Vallées et de la Seille où il représente respectivement 22 % et 26 %.

La tertiarisation du Val de Lorraine s’est notamment manifestée par le dynamisme de l’activité commerciale sur le Bassin de Pompey, avec la ZAC Saule Gaillard, son maintien à Pont-à-Mousson malgré la forte concurrence d’Actisud, mais aussi par le développement de l’activité logistique tant au Nord qu’au Sud.

Cependant, ce phénomène doit être nuancé. Bien que l’emploi dans le tertiaire ait progressé de 18 points depuis 1982 pour atteindre 60 % des emplois totaux, il est encore largement inférieur à la moyenne départementale (75 %), régionale ( 69%) et nationale (72%).

Liée au poids considérable de l’industrie, cette faiblesse relative, au sens statistique du terme, doit être examinée avec soin. En effet, la tertiarisation de l’économie ne constitue pas un objectif à atteindre. Une sous représentation relative du tertiaire ne peut être considérée forcément comme une faiblesse.

C’est pourquoi, il convient d’affiner notre analyse par une étude du niveau de service rendu aux « clients locaux », qu’ils soient particuliers, entreprises, collectivités et ce quelque soit le type de services. Cette analyse de « l’économie résidentielle », telle que définie par l’INSEE, doit permettre d’indiquer si le niveau de tertiarisation du Val de Lorraine est suffisant. Elle a aussi pour objectif de mettre en évidence des typologies d’activités sous représentées localement et / ou en émergence, et ainsi déterminer des pistes d’actions visant des créations d’activités et d’emplois.

A côté des besoins en terme de « services à la personne » qu’il est nécessaire d’approfondir (typologies, solvabilité des marchés…), d’autres champs (hébergement, commerce de proximité…) pourraient ainsi être pointés et traités.  

Autre atout majeur : la présence d’un secteur tertiaire supérieur

Bien que ces emplois se concentrent naturellement dans les grandes agglomérations, il convient d’indiquer que le Val de Lorraine possède déjà un nombre certain d’emplois relevant du tertiaire supérieur.

Ainsi, l’unité urbaine de Pont-à-Mousson (Pont-à-Mousson, Blénod les Pont-à-Mousson, Maidières : 26 948 habitants) compte en 1999, 441 emplois métropolitains supérieurs qui représentent 4,4 % des emplois offerts dans ces trois communes. Ce chiffre est loin d’être ridicule si on le compare à ceux des unités urbaines de même poids.

Ainsi, Lunéville (27 572 habitants) ne compte que 300 EMS représentant 2,8 % des emplois. Le différentiel avec Toul (23 180 habitants) 270 EMS, 2,6 % des emplois, est encore plus conséquent.

Classée au 15ème rang selon la population, au 17ème rang selon l’emploi, l’unité urbaine de Pont-à-Mousson est au 5ème rang pour le taux d’EMS. Cette originalité présentée par Pont-à-Mousson, s’explique certainement par la présence du Centre de recherche de Saint Gobain et de quelques administrations régionales (SESGAR, EPFLorraine, …).

Il est cependant nécessaire d’élargir cette investigation à tout le Val de Lorraine afin d’affiner notre connaissance, notamment sur les facteurs de localisation des EMS.

Le desserrement des agglomérations de certaines unités de production de haut niveau intégrant des centres de recherche (ex : Novasep), la recherche d’une réduction de coûts pour des établissements implantés à Metz et à Nancy et la localisation privilégiée du Val de Lorraine, méritent que les acteurs locaux soient attentifs à la problématique des EMS.  

Le maintien de l’activité industrielle

Alors que l’industrie constitue 12 % du parc productif, comme au niveau régional, son poids en terme d’emplois reste élevé dans le Val de Lorraine.

Avec 31 % des emplois salariés, contre 21 % en Lorraine, 18% en France, le Val de Lorraine reste un territoire fortement marqué par l’industrie, et ce malgré la crise de la sidérurgie. Cette situation constitue une richesse pour le territoire. En effet, avec 21 % des emplois et du PIB lorrain, l’industrie est fortement exportatrice et créatrice de richesses.

A un niveau plus local, elle participe à la richesse des habitants (l’industrie représente 26 % des rémunérations salariales contre 21 % des emplois) et est une source importante de financement des collectivités locales par l’intermédiaire de la taxe professionnelle (61 % des recettes fiscales viennent des entreprises, contre 50 % en Lorraine).

Le maintien de l’activité industrielle s’explique par les efforts conjugués de l’Etat, des collectivités territoriales et locales en terme de conversion et d’implantation d’établissements industriels (Crown Bevcan, Raflatac, Délipapier, Novasep, Arvato….).

Ce mouvement, doublé des créations endogènes se poursuit entre 1999 et 2004. Le parc d’établissements industriels (hors IIA et BTP) a cru de 21 unités. Le taux de création d’établissements industriels (9,5 %) reste plus élevé que dans la région. Par ailleurs, la capacité de développement des établissements du Pays est réelle, et ce dans tous les domaines d’activités. Elle se traduit par leur croissance en taille. Entre 1999 et 2004, le parc des établissements de 50 à 100 salariés a doublé. Elle démontre aussi la capacité des entrepreneurs locaux à s’adapter et à se développer. Ainsi, en 2004, sur les 338 établissements créés, presque le quart (78) a été fait par des entreprises existantes.

Le tissu industriel, aujourd’hui diversifié, compte trois secteurs majeurs : le papier, l’électronique, la métallurgie et le travail des métaux. Cette dernière activité compte des établissements historiques de renommée : Carbone Lorraine, St Gobain, Gouvy, Bar Lorforge, Allevard, Munch.

La culture industrielle persistante et la diversification des activités sur le Val de Lorraine ne peuvent à elles seules contre-balancer des mouvements plus profonds (évolution de la demande) et surtout la concurrence des Pays à coût de main d’œuvre réduit, d’autant qu’à de rares exceptions (Carbone Lorraine, Gouvy, Novacep), les centres de décisions sont situés à Paris ou à l’étranger. Au cours des deux dernières années, Philipps, Clarion, les Brasseries de Champigneulles, … ont dû se séparer d’une partie importante de leur personnel.

Les perspectives pour la métallurgie, secteur ayant un poids réel et symbolique pour le Val de Lorraine sont sombres. D’après une enquête commandée par l’UIMM au niveau national, cette filière perdrait entre 15% et 20% de ses 2 millions d’emplois soit entre 300 000 et 400 000 emplois entre 2007 et 2015. Ce mouvement ne sera pas sans conséquence pour la Lorraine et le Val de Lorraine.

La mise en place en Lorraine de deux pôles de compétitivité, pôle fibre et MIPI, concernant les deux filières industrielles (papier et métaux), les plus importantes du Val de Lorraine, offrent une opportunité conséquente aux entreprises locales. Leur implication dans la mise en place de ces projets démontre tout l’intérêt qu’elles y ont porté.

Les entreprises locales appuyées par l’Etat, le Conseil Régional de Lorraine, la Chambre de Commerce et d’Industrie et le Conseil de Pays du Val de Lorraine, doivent maintenant tirer profit de la territorialisation des 2 pôles. Un effet de synergie, au niveau du tissu industriel, ne pourra qu’alimenter ces initiatives.

Plus généralement, le développement de produits à haute valeur ajoutée issus d’une collaboration active entre le monde de la recherche et de l’industrie, permettra à l’industrie de se maintenir sur le Val de Lorraine. Il apparaît nécessaire d’aider les sociétés qui exercent sur des métiers basiques, à opérer une mutation. Des entrepreneurs du Val de Lorraine, membres du conseil de l’UIMM de Meurthe et Moselle, travaillent sur ce sujet et ont déjà lancé des propositions et actions.

Eléments du diagnostic

Enjeux

 

Le Val de Lorraine poursuit sa tertiarisation

Plus de 1000 EMS sur le territoire

Maintien de l’activité industrielle (31% des emplois), mais une situation préoccupante dans la métallurgie

Lancement du MIPI et du pôle fibre

   

Développer l’activité dans l’économie résidentielle

Favoriser la création de tertiaire supérieur dans le Val de Lorraine

Profiter des opportunités offertes par le MIPI et le pôle fibre

Favoriser la création d’activité à forte valeur ajoutée.  

 

 

 

 

Cet article a été publié le Lundi 8 janvier 2007 . Vous pouvez suivre les réponses reçues par cet article grâce au fil RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire.

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