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      Charte

Aménagement Durable de l’Espace - Tourisme

8 janvier 2007

En 2001, la Charte du Pays du Val de Lorraine a défini une stratégie de développement du  tourisme et des loisirs.

Plus que créer une véritable destination touristique, les acteurs du territoire ont souhaité valoriser ses atouts et richesses architecturales, historiques, naturelles, pour proposer une offre touristique et de loisirs de proximité identifiable et de qualité. La charte a ainsi défini trois champs d’intervention :
- démarquer l’offre touristique et la qualifier au travers de quatre axes structurants : les pôles majeurs de Pont à Mousson et Liverdun, le tourisme fluvial, le tourisme industriel et scientifique, le développement d’un réseau de pistes cyclables.
- créer les conditions d’accueil des visiteurs : infrastructures,
- professionnaliser la promotion et les acteurs du tourisme.
 
Infrastructures et moyens d’accueil : une offre de qualité en développement

Les acteurs du territoire ont reconnu l’intérêt d’aménager les sites et lieux touristiques, développant ainsi les capacités d’accueil de leurs visiteurs. Ont été créés, réaménagés, restaurés :
- l’ancienne voie ferrée de Custines à Moivrons, complétant l’offre en sentiers de promenade et de randonnée,
- le site du Grand Bleu à Pont à Mousson et les haltes et ports de Champigneulles et Pont à Mousson, spécifiant le territoire grâce à son atout « fluvial »,
- le Château Corbin à Liverdun, le sentier d’interprétation du site de Prény et le musée du château de Dieulouard, valorisant l’architectural local.
En parallèle, l’hébergement touristique a connu un véritable essor avec la création de chambres d’hôtes et gîtes de qualité, dispersés sur le territoire. Entre 2004 et 2005, les capacités d’accueil du Val de Lorraine ont connu une belle évolution : + 16,5% pour le nombre de lits hôteliers : la plus forte augmentation des 6 territoires touristiques de Meurthe-et-Moselle et supérieure à la moyenne départementale (3,9%), + 29,7% pour le nombre de lits en chambres d’hôtes (pour une augmentation départementale de 5,3% seulement).
 

Promotion et animation des sites

Les Offices de Tourisme de Pont-à-Mousson et de Liverdun et l’association « Le Sabot », contribuent aujourd’hui à promouvoir les diverses offres touristiques du territoire et à faire connaître son patrimoine et ses richesses tant aux habitants qu’aux visiteurs.

Première action de promotion touristique à l’échelle du Pays du Val de Lorraine, l’édition de la Carte des 500 Km de sentiers du Val de Lorraine a démontré la forte volonté des acteurs locaux à offrir un accueil sécurisé et agréable aux promeneurs et randonneurs. Le document d’appel touristique de l’Office de Tourisme de Pont à Mousson caractérise également le territoire du Val de Lorraine selon ses divers atouts.

Quelques manifestations, telles que les fêtes « médiévales » et « 1900 » de Liverdun et des événements sportifs contribuent à asseoir  l’image  de ce territoire.

Enfin, un certain nombre d’initiatives a permis de générer une dynamique humaine autour de l’accueil des visiteurs : sessions de formations notamment à l’attention des membres du Sabot, acteurs du tourisme rural (cuisine, jardinage,…), collaboration avec l’Office de Tourisme de Pont à Mousson dans le développement de sa stratégie de communication et structuration progressive de l’Office de Tourisme de Liverdun.

La multiplication des initiatives a certes, permis de faire connaître le Val de Lorraine au niveau Régional, l’offre territoriale reste cependant encore trop peu connue ; c’est pourquoi, le Val de Lorraine doit passer un cap et développer une communication offensive et professionnelle.  

 

Eléments du diagnostic

Enjeux

  

Développement des infrastructures touristiques (ports, VVV, …)

Capacité et fréquentation des hébergements en hausse

Premières initiatives en matière de communication

 

    

Poursuivre le développement et assurer une coordination des acteurs du tourisme

Une communication adaptée et concertée  

 

 

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Aménagement Durable de l’Espace - Histoire, Identité et Mémoire

8 janvier 2007
Un territoire industriel
Le territoire du Val de Lorraine est empreint d’une histoire industrielle forte. De grandes industries ont marqué la vie et la culture locale et participé à la configuration sociale, économique et urbaine actuelle (production de richesses et d’emplois, offre de logements et de services, influence sur les mouvements de population, le développement urbain et les transformations paysagères, arrivée de nouvelles techniques et savoir faire…). Il est difficile de comprendre le territoire d’aujourd’hui et construire celui de demain, sans prendre en compte ces éléments de l’identité locale. L’histoire industrielle du Val de Lorraine s’est développée autour de la métallurgie, la sidérurgie, de l’agroalimentaire. Certaines de ces entreprises séculaires existent toujours, comme les fonderies de Pont à Mousson, certaines se développent, comme Carbone Lorraine à Pagny sur Moselle, d’autres ont disparu mais ont laissé des marques importantes, notamment la Société Nouvelles des Aciéries de Pompey implantée sur les territoires de Pompey, Frouard et Custines ; qui employait jusqu’à 6 500 salariés dans les années 60, les tuileries de Jeandelaincourt, premier producteur national jusqu’à la fin des années 70.  

Une démarche en cours
En 2001, la Charte du Pays du Val de Lorraine met en évidence l’intérêt de valoriser l’identité industrielle via :

- la prise en compte du patrimoine bâti, notamment l’habitat industriel : entre 2001 et 2006 un programme de requalification et valorisation des cités ouvrières a été mis en œuvre (Frouard, Blénod les Pont à Mousson, Pompey, Jeandelaincourt, …). Ce programme visait à former et sensibiliser élus, techniciens, bailleurs et habitants de l’intérêt patrimonial des cités, de requalifier les cités pour s’adapter aux normes contemporaines d’habitabilité tout en préservant les éléments identitaires.  A partir de 2004 ce sont les maisons de notable de l’époque industrielle, « les maisons urbaines » qui ont fait l’objet d’une étude et d’une intervention. L’objectif principal est de soutenir la création d’un réseau d’artisans qui soit en capacité d’assurer la pérennité de ce patrimoine.

- la volonté de définir une véritable stratégie touristique basée sur l’offre industrielle, scientifique et technique. En 2001, les prémices de cette stratégie touristique sont avancés à travers la réalisation d’une étude. L’objectif est de s’appuyer des différents sites industriels qui ponctuent le territoire et de mettre en réseau leurs potentialités touristiques. La commune de Jeandelaincourt est particulièrement impliquée. Outre l’organisation de la biennale de la Terre et de la Tuile, elle a pour projet la création d’un écomusée.

Depuis 2005, le Conseil de Pays du Val de Lorraine a engagé la structuration du nouveau champ d’intervention que constitue la valorisation de l’histoire, l’identité et la mémoire industrielle. La mise en avant de la mémoire industrielle est perçue comme un véritable vecteur de développement local.  

Une expérience pilote est menée sur le bassin de Pompey autour du recueil, de la préservation et de la valorisation de la mémoire industrielle. Elle s’étend à d’autres territoires notamment Pagny sur Moselle qui a été et est encore particulièrement impacté dans son développement urbain et sa culturel locale par l’industrie (Carbone Lorraine, le Ferroviaire). Une démarche collective a été mise en place par la collectivité, mobilisant populations, acteurs locaux visant à s’appuyer de l’histoire et la culture industrielle de la commune pour développer son projet culturel. A Pont à Mousson, le musée  « Au fil du Papier » a aménagé une salle dédiée aux fonderies qui viennent de fêter leurs 150 ans. Enfin, une démarche associative intéressante est également celle des Amis du Vieux Pays de Dieulouard qui vient d’éditer un ouvrage rendant hommage à l’usine SADAD- GOUVY… Enfin, plus globalement sur le territoire, on note l’émergence  d’actions et projets culturels et artistiques qui intègrent dans leur processus de création contemporaine la thématique de la mémoire.  

Ainsi, ce champ d’intervention se développe et trouve un écho en matière de développement territorial, applicable au champ social, économique, touristique, culturel, intergénérationnel, ….  

Eléments du diagnostic

Enjeux

  

Une histoire industrielle prégnante

Emergence d’une volonté de valorisation de cette mémoire

De multiples initiatives locales  

 

    

Soutenir et fédérer les initiatives locales

Coordination de communication autour de la mémoire industrielle  

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Services à la Population - Culture

8 janvier 2007
Des intercommunalités qui s’investissent peu sur la culture

Depuis quelques années, on observe une évolution des engagements des Communautés de Communes du Pays en faveur de l’action culturelle. Sur les sept Communautés de Communes du Pays, cinq détiennent une compétence culturelle :
 
- Communauté de Communes des Trois Vallées (25 communes),
- Communauté de Communes du Grand Valmon (7 communes),
- Communauté de Communes du Pays de Pont-à-Mousson (10 communes),
- Communauté de Communes de Seille et Mauchère (20 communes),
- Communauté de Communes des Vals de Moselle et de l’Esch (7 communes).
 
Toutefois, certaines, ont une compétence limitée aux fonctionnements d’équipements culturels (Communauté de communes du Pays de Pont-à-Mousson) ou au projet éducatif (Communauté de communes du Grand Valmon). Dès lors, seules trois communautés de Communes peuvent réellement engager des actions culturelles.
Les disparités existantes dans le niveau d’engagement des Communautés de Communes du Val de Lorraine en faveur de l’action culturelle constituent un frein pour l’élaboration d’une stratégie et un projet culturel concerté à l’échelle du Pays. Ces disparités devraient néanmoins s’atténuer au fil des prochaines années, à mesure que les Communautés de Communes investiront le champ culturel.

La vitalité du secteur associatif

Le territoire du Val de Lorraine tant en milieu urbain que rural se caractérise par la vitalité de son tissu associatif, en particulier dans le domaine culturel. Aussi, de très nombreuses actions culturelles sont portées par des associations locales.

Ces actions culturelles prennent de plus en plus d’importance tant dans leurs contenus (rayonnement géographique, qualité artistique…) que dans leurs budgets. Des collectifs d’associations se sont structurés pour porter ces événements aux multiples facettes. Cependant, de réelles difficultés apparaissent dans la poursuite ou le développement de ces actions. Elles sont liées à une insuffisante reconnaissance du rôle de l’action culturelle dans le développement local, à des problèmes de relations et d’enjeux entre les associations et les collectivités locales et à une prise en compte récente de la culture au niveau des intercommunalités.  

Les structures culturelles ressources du territoire

Le Théâtre Gérard Philipe (TGP) de Frouard, « scène conventionnée » par l’Etat aujourd’hui soutenu financièrement par le Conseil Régional, le Conseil Général, la Communauté de Communes du Bassin de Pompey et la commune de Frouard, constitue un outil professionnel au service du développement culturel du Pays. Le TGP, acteur structurant du territoire participe notamment fortement à l’organisation et à l’articulation du spectacle vivant (diffusion, éducation artistique des publics et création artistique) à l’échelle du Pays du Val de Lorraine. Il s’inscrit dans la construction des politiques culturelles du territoire en proposant de nouvelles relations d’une part entre le lieu et les territoires et d’autre part entre les artistes et les populations. Il affirme ainsi son rôle d’équipement de Pays. Pour accompagner ces évolutions et permettre l’accueil du public dans les meilleures conditions, des travaux de modernisation vont être entrepris.

Le Centre Culturel Pablo Picasso : L’activité s’est ralentie au cours des dernières années, pour se recentrer sur les pratiques culturelles en amateur (théâtre, musique, danse) et sur les spectacles jeunes publics.

L’abbaye des Prémontrés : En quelques années, l’abbaye des Prémontrés a connu de profondes mutations dans son fonctionnement et dans ses objectifs :
- diverses structures culturelles et touristiques de compétence régionale y ont aujourd’hui leurs locaux (Institut Européen de chant chorale, Maison du Livre, Parc Naturel Régional,…),
- la vocation des Prémontrés s’est recentrée sur l’accueil de séminaires et rencontres publiques diverses,
- quelques grandes expositions et manifestations culturelles y sont organisées souvent à l’initiative de structures et personnalités extérieures. C’est en particulier le cas de la « Mousson d’Eté » et maintenant de la « Mousson d’Hiver » (jeune public) organisée par la MEEC et la Cie Boomerang (Michel DIDYM). Des partenariats ont été développés entre les organisateurs de la « Mousson » et les villes de Pont-à-Mousson, Blénod-lès-Pont-à-Mousson, la Communauté de Communes du Pays de Pont-à-Mousson, la ville de Liverdun, permettant d’inscrire davantage cet événement au cœur de la vie culturelle locale.
De façon globale, il apparaît que les échanges ou partenariats entre les structures présentes ou accueillies aux Prémontrés et le territoire du Val de Lorraine, mériteraient d’être amplifiées.

« Scènes et Territoires en Lorraine », « centre culturel hors les murs », intervient depuis plus de 10 ans en faveur du développement culturel sur les territoires ruraux en lien avec les Fédérations d’Education Populaire. A ce jour « Scènes et Territoires », est intervenu principalement sur deux territoires ruraux du Val de Lorraine, le Valmon et Seille et Mauchère (Mémoires et Regard, Scènes en Seille). Une nouvelle collaboration TGP, ULMJC et Scènes et Territoires a donné naissance en 2003 au « Lézard à Roulettes », réseau de diffusion de spectacles « tout public » sur l’ensemble du Val de Lorraine, tant en milieu urbain que rural.

Par ailleurs, le Conseil de Pays du Val de Lorraine a réalisé, en 2005, un schéma de modernisation des équipements culturels qui lui permet d’aider, par le biais de la Convention de Développement Local Pays / Région Lorraine, les équipements de Pays et de prendre en charge les investissements de modernisation directement liés à la culture.  

Les domaines artistiques

Trois domaines artistiques méritent des observations particulières :  

Le spectacle vivant englobe : la musique, la danse, le théâtre et le Conte. 

La Musique :
L’étude réalisée par l’ADDAM 54 sur les pratiques musicales en 2000 auprès des acteurs culturels locaux, a fait ressortir :
- une forte disparité dans l’enseignement musical entre le rural et l’urbain,
- un manque d’ouverture des écoles de musique sur l’environnement social et culturel du territoire,
- un morcellement et une précarité de l’emploi, en particulier des enseignants en musique (107 professeurs pour les 12 écoles de musique, avec une moyenne de seulement 7 heures de cours par semaine, par enseignant),
- un cloisonnement entre les disciplines de pratique collective et d’enseignement musical,
- un déficit d’équipements adaptés à la pratique des musiques actuelles ainsi qu’un manque d’outil de promotion, formation et de diffusion des musiques actuelles.
Le domaine musical a connu en quelques années une évolution positive avec la création de « centres de pratiques en amateur » au niveau intercommunal, en particulier en milieu rural (pôle musical de Seille et Mauchère, centre musical des Vals de Moselle et de l’Esch, Carrefour des Jeunes du Grand Valmon). Ces nouvelles structures d’enseignement de pratique et de diffusion musicale connaissent toutes un succès auprès d’un large public, en particulier les jeunes. Parallèlement, l’encadrement pédagogique au niveau des écoles de musique et pôles musicaux s’est renforcé avec la création de postes de coordinateurs (Pont-à-Mousson, Vals de Moselle et de l’Esch, Seille et Mauchère). Ceci a permis de donner une nouvelle dimension à la pratique musicale en renforçant l’ouverture de ces structures sur leur environnement, en développant la pratique musicale collective, en améliorant la qualité de l’enseignement. En milieu urbain, de nouvelles formes d’organisation sont apparues, en particulier sur le bassin mussipontain, puisque le centre musical Jean WIENER à Blénod est devenu intercommunal (Communauté de Communes de Pont-à-Mousson). En outre, certaines écoles de musique comme celles de Pompey, Pont-à-Mousson, se sont ouvertes à de nouveaux publics en conduisant des projets avec des partenaires extérieurs. Le développement de ces centres musicaux se trouve limité par des problèmes techniques, en particulier de locaux. Une amélioration des conditions d’accueil des publics apparaît nécessaire pour permettre le bon fonctionnement de ces structures. Divers projets d’aménagement de locaux sont ainsi à l’étude. Le domaine des chorales, des harmonies et batteries fanfares qui constitue un aspect essentiel des pratiques en amateur a connu moins de changement au cours de ces dernières années. La construction de la salle socioculturelle Montrichard (configuration modulaire) à Pont-à-Mousson permet à la ville de développer une programmation de spectacles musicaux et chorégraphiques. Ces spectacles viennent en complément des estivales qui animent les quartiers de la ville durant l’été. Enfin, de nouveaux locaux de répétition pour les groupes de musiques actuelles ont été aménagés à Frouard et à Pompey. Paradoxalement, alors que les moyens matériels de répétition se sont améliorés, le festival de musiques actuelles « Scènesensons » du Bassin de Pompey, porté par un collectif d’associations locales, s’est éteint. En revanche, sur le reste du territoire de nouvelles initiatives de diffusion des musiques actuelles et de promotion des groupes locaux se sont développées : Festival « l’Art Scène » sur le Valmon, « Pratiqu’am » à Blénod-lès-Pont-à-Mousson, « Scènes 2004 en 54 tours » à Blénod-lès-Pont-à-Mousson et sur Seille et Mauchère, «tremplin musiques actuelles » par le Contrat de Territoire Seille-Sud. En matière de Musiques Actuelles (lieux de diffusion, répétition, événement culturel, accompagnement), il existe une attente notamment du public jeune. Les Musiques Actuelles regroupent les six grandes familles musicales que sont le jazz, la chanson, les musiques traditionnelles, le rock, le rap et les musiques électroniques. L’ADDAM 54 a recensé 47 groupes de musique sur le Val de Lorraine.  

La danse :
La danse après la musique, représente une activité culturelle très pratiquée sur le Val de Lorraine et toutes les formes y sont représentées de la danse classique au Hip-Hop. Or, dans de très nombreux lieux, les espaces dédiés à la pratique de la danse ne sont pas adaptés selon les normes en vigueur (parquets flottants en particulier). Une prise de conscience de l’intérêt d’adapter les salles à une pratique de la danse « sans risque » apparaît nécessaire. La diffusion chorégraphique sur le Val de Lorraine est principalement centrée sur le Bassin de Pompey : au TGP et dans le cadre du festival « D’ici Danse et d’Ailleurs » organisé par le FJEP de Champigneulles. Ce festival biennal a acquis en 2003, une stature intercommunale grâce au partenariat avec le TGP, le Foyer Rural de Bouxières-aux-Dames et une participation de la Communauté de Communes du Bassin de Pompey.  

Le théâtre :
La pratique du théâtre en amateur concerne un public plus réduit que la musique ou la danse. Néanmoins, on observe depuis quelques années un développement de la pratique théâtrale en amateur sur le Val de Lorraine. Le travail des compagnies amateurs et des ateliers théâtre pourrait être encore enrichi par une collaboration avec les structures culturelles. Le Pays du Val de Lorraine possède des atouts forts dans le domaine de la diffusion et création théâtrale :
- Le TGP de Frouard propose une programmation théâtrale dense et régulière, soutien des créations, et oriente son action vers l’accueil de Compagnies en Résidence sur de longues durées, à l’instar de la Compagnie du Bredin, en résidence depuis 2004 sur le Bassin de Pompey.
- La Mousson d’été, rencontre internationale des auteurs du théâtre contemporain, est accueillie chaque année, à l’Abbaye des Prémontrés. Cet événement culturel de rayonnement européen est organisé par Michel DIDYM, en partenariat avec la MEEC (Maison Européenne des écritures contemporaines). Diverses actions ont été générées autour de cet événement : la Mousson d’hiver (jeune public). la Mousson sur l’eau (présentation d’une création de la Compagnie Boomerang sur la péniche NIAGARA, au fil de la Moselle (Liverdun, Pont-à-Mouson, Frouard, …), création d’un fonds documentaire de théâtre contemporain installé à la médiathèque de Pont-à-Mousson. Ce fonds documentaire est aujourd’hui le principal existant en Lorraine.
- Le festival de théâtre amateur et professionnel « Scènes en Seille ». Ce festival a su acquérir une reconnaissance avec une qualité de programmation qui en fait un événement culturel fort du Val de Lorraine.
- Scènes et Territoires en Lorraine, dont l’action est centrée sur les territoires ruraux du Val de Lorraine, en particulier le Valmon et Seille et Mauchère.
- le Lézard à Roulettes, réseau de diffusion concerté de spectacle tout public sur l’ensemble du Val de Lorraine (partenariat ULMJC, TGP, scènes et territoires).
- le festival « l’Art-Scène » organisé par le carrefour des jeunes du Grand Valmon qui propose une programmation théâtrale amateurs et professionnels.  

Le conte : Le Conte est une forme d’expression artistique qui connaît un véritable développement sur le Pays du Val de Lorraine. Les médiathèques et bibliothèques du territoire proposent de façon régulière et de plus en plus dense des séances ou « heures » du Conte. Au-delà des professionnels des médiathèques, de nombreux bénévoles du territoire se sont formés aux techniques du Conte et de l’Oralité dans le cadre de stages organisés en relation avec le festival du Conte et de l’oralité du Val de Lorraine « les Colporteurs d’Histoires ». Le festival a acquis au cours de ces dernières années une réelle notoriété grâce à la qualité de sa programmation artistique et de son rayonnement sur le territoire du Val de Lorraine. Cet événement culturel biennal, est coordonné par le Conseil de Pays du Val de Lorraine.

Les arts plastiques 

Les actions artistiques :

Les projets artistiques recensés sur le territoire en relation avec les Arts Plastiques et notamment avec l’art contemporain se déroulent plutôt en milieu rural. Les pratiques artistiques développées restent traditionnelles : photographie, peinture, sculpture, etc. Les salons des artistes quant à eux sont présents sur une grande partie du territoire. Ils sont souvent l’occasion pour les artistes amateurs d’exposer leurs productions. Cependant, certains souhaitent apporter une valeur ajoutée à leur manifestation en accueillant des artistes professionnels. Enfin, les actions en projet démontrent la volonté de développer les pratiques artistiques Arts Plastiques sur le territoire (par exemple, Village Frontière). D’ailleurs, deux projets sont prévus à l’échelle de communauté de communes (Seille et Mauchère et les 3 Vallées) qui manifestent leur volonté de rechercher des interventions de qualité avec, comme dans les autres cas, l’intervention d’artistes professionnels. L’éveil et l’éducation artistique  sont peu présents sur le territoire. On note cependant la réalisation d’une commande publique auprès d’un artiste professionnel dans un collège, et une réflexion sur la création de deux pôles poterie. Les lieux d’exposition : 
Ils sont concentrés sur la Vallée de la Moselle. Cependant des projets émergent en dehors du sillon mosellan : L’église de Fey-en-Haye, le pôle de la terre à Jeandelaincourt, le pôle poterie sur la Communauté de Communes des Vals de Moselle et de l’Esch.
Les Artistes : 10 artistes professionnels sont recensés sur le territoire. Souvent peu connus, ils doivent être valorisés au sein d’une démarche Arts Plastiques..  

La lecture publique Le Bassin de Pompey qui était moins bien équipé que le Bassin de Pont-à-Mousson en terme de bibliothèques-médiathèques a largement compensé sont « retard » avec la création de trois médiathèques d’envergure (Frouard, Custines, Liverdun). La Communauté de Communes du Pays de Pont-à-Mousson a pris en charge la « lecture publique » dans le cadre de sa compétence culture. Ainsi, les bibliothèques médiathèques de Blénod, Jézainville et Pont-à-Mousson vont pouvoir développer des complémentarités et offrir un accès élargi au fonds documentaire. Un projet d’harmonisation des systèmes informatisés de prêt est en cours de réalisation. A ce jour, c’est le territoire de Seille et Mauchère qui apparaît le moins bien desservi en terme d’accès au livre. Le projet de mise en place d’une médiathèque de Pays fonctionnant en réseau avec les petites bibliothèques ou points de lecture devrait permettre d’améliorer l’accès du livre sur les territoires ruraux du Val de Lorraine. Enfin, il n’existe plus de librairie sur le Val de Lorraine depuis la fermeture de la librairie Delmas à Pont-à-Mousson. La vente de livre est assurée par la grande distribution, des points presse ou des papeteries.  

Eléments du diagnostic

Enjeux

  

Insuffisance de la prise en compte par les collectivités locales du « fait culturel »  

Tissu associatif dynamique  

Des initiatives à l’échelle du pays ou des bassins  

Des outils au service du développement culturel : Convention de développement culturel, schéma de modernisation des équipements ; Gesval

  

Intégration de la Culture dans le développement du territoire  

Prise de la compétence «  culture » par les communautés de communes  

Développement de la pratique des arts plastiques, des spectacles vivants, et de la lecture publique

 

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Services à la Population - Enfance

8 janvier 2007

Une évolution socio-démographique exigeant une augmentation des moyens de garde
Comme partout en France, le Val de Lorraine a connu depuis la seconde guerre mondiale une augmentation sensible du taux d’activités féminin avec une accélération forte au cours de ces dernières années. Désormais, les femmes représentent près de 43% de la population active du Pays (45% pour le département). Leur taux d’activité se situe aujourd’hui à 71% (contre 63% en 1990) et il dispose encore d’une marge de progression. Le Pays subit, par ailleurs, un fort desserrement de population de l’agglomération nancéienne au sud et depuis quelques années de celle de Metz (au nord et dans le Thiaucourtois) qui amène des couples de 30 à 40 ans avec ou sans enfants à acheter dans la grande couronne de ces 2 villes (là où le foncier et l’immobilier sont restés à des prix abordables comparativement aux centres urbains).
Par ailleurs, son positionnement du Val de Lorraine et la desserte autoroutière et ferrée favorisent l’implantation de jeunes actifs qui peuvent migrer quotidiennement vers Nancy, Metz et même Thionville au Luxembourg.  

Profil des migrants entre 1990 et 1999 : 

Sources : INSEE, Recensements de la population - OMPHALE
Guide de lecture :
Les courbes représentent pour chaque période et à chaque âge le solde migratoire rapporté à la population. Lorsque la courbe est au-dessus de 0, les migrations ont contribué à augmenter la population du Pays.  
Ces différents éléments expliquent la légère sur représentation des jeunes enfants (0 à 5 ans – 5 à 10 ans) qui représentent 12% de la population contre 11% pour le département, la région ou la France. Ils exigent la mise en place de modes de gardes adaptés pour les jeunes enfants.

L’accueil chez les assistantes maternelles
Avec 967 assistantes maternelles soit 2418 places déclarées, l’accueil individuel est prédominant. Il permet de couvrir potentiellement les ¾ de la demande. Toutefois, beaucoup d’assistantes maternelles quittent le métier au bout de 2 ans pour une profession mieux perçue. Il s’agit ainsi de mener des actions de sensibilisation et de pérennisation (formation, etc.).

L’accueil en structure
Au préalable, il convient de noter qu’aujourd’hui sur les 7 EPCI composant le Pays, seules les Communautés de Communes de Seille et Mauchère et du bassin de Pompey ont pris la compétence « petite enfance ». Les Communautés de Communes des 3 Vallées et d’Esch et Moselle sont en cours de réflexion tant sur la prise de compétence que sur la contractualisation avec la CAF. Sur le bassin de Pont-à-Mousson, seules les communes urbaines ont développé des structures d’accueil. Aujourd’hui, ce mode d’accueil permet d’offrir 177 places et couvrent ainsi 5,5 % des besoins. On dénombre un déficit de 220 places.  

Intercommunalité Nombre d’enfants de moins de 3 ans[1] Places multi-accueil Places en halte garderie Crèche familiale Projets
Grand Valmon   77        
Pays de Pont-à-Mousson 897 50 13 12  
Bassin de Pompey 1267   20 68 Site multi accueil ouvrira 60 places supplémentaires en 2007 réservées aux enfants du bassin et des salariés de la ZI + 12 places supplémentaires sur la halte garderie multi-site.
Vals de Moselle et de l’Esch 256       Réflexion en cours sur la prise de compétence¼br />
Trois Vallées 229       Réflexion en cours sur un mode d’accueil RAM (Réseau d’assistantes maternelles, crèche, etc).
Seille et Mauchère 264   14   Projets autour d’un RAM ou d’un multi-accueil
Froidmont   26        
Hors Intercommunalités 221        
TOTAL   3237 50 47 80  
 

Les lieux d’accueil sont ainsi concentrés sur les bassins urbains. Les places d’accueil étant prioritairement réservées aux habitants de ces communes, les familles non bénéficiaires, font majoritairement appel aux assistantes maternelles. En milieu rural, certains modes d’accueil se révèlent être une réussite en terme de fréquentation : la halte garderie itinérante et le réseau d’assistantes maternelles (RAM).

- la Communauté de Communes de Seille et Mauchère a mis en place, depuis 2003, une halte garderie itinérante « La Zirond’aile » sur les communes de Arraye et Han, Chenicourt et Leyr. Cet établissement d’accueil occasionnel accueille à temps partiel ou de manière occasionnel, 14 enfants maximum des enfants de mois de 6 ans, principalement des enfants de moins de 3 ans non scolarisés, mais aussi, en dehors du temps scolaire, des enfants scolarisés à l’école maternelle. Elle constitue un moyen de leur offrir des temps de rencontre et d’activités avec leurs pairs et d’autres adultes, les préparent en douceur à l’entrée à l’école maternelle. L’accueil se fait dans des salles aménagées pour les enfants, sur deux sites : Arraye et Leyr, en journée continue. En 2005, 67 enfants ont pu bénéficier des services de la halte garderie.

- d’autres collectivités mènent une réflexion sur la mise en place d’un Réseau Assistance Maternelle (Communauté de Communes du Bassin de Pompey, Communauté de Communes des 3 vallées, Pont-à-Mousson). Le RAM est un lieu de rencontre et d’échanges pour les assistantes maternelles, les enfants et les parents. Il participe au décloisonnement entre les différents modes d’accueil au plan local. Il a également vocation à organiser l’information des parents et des assistantes maternelles (recensement de l’offre et de la demande, soutien aux fonctions d’employeur et de salarié). Son activité permet de susciter et de promouvoir la formation des assistantes maternelles.

Nombre de place d’accueil pour 100 enfants (moins de 3 ans)

Source : cs service PMI 54 RG/31/12/05

Les modes d’accueil présents sur le Val de Lorraine permettent de répondre à plus de 75 % des demandes, ce qui le place en tête par rapport aux autres territoires du département.

L’accueil familial
Il convient de souligner que le Val de Lorraine compte 22 % des places d’accueil familial du département (83 assistantes familiales et 117 places) réservées aux enfants en grande difficulté sociale et affective. Ainsi, le Conseil de Pays a-t-il aidé la création et le développement d’une association d’entraide familiale appelée « les loupiots » sur le bassin de Pompey. Par ailleurs, il a mis en place un « Fonds d’aide spécifique, frais de garde d’enfants » permettant de financer les frais de garde pour les personnes en difficulté retrouvant un emploi. La CAF a étendu, par la suite, ce dispositif innovant à tout le département.  

Eléments du diagnostic

Enjeux

  


Taux d’activité féminin encore inférieur à la moyenne départementale 

Sur représentation démographique des jeunes enfants 

Des réponses pour 77 % des enfants  

Un turn-over important des assistantes maternelles  

Concentration de l’offre en milieu urbain

22 % des places d’accueil pour enfant en difficulté du département    

     

Actions de sensibilisation et de pérennisation à destination des assistantes maternelles  

Apporter un soutien spécifique aux initiatives en milieu rural  

Développer l’accueil collectif 

Poursuivre la mutualisations des démarches à l’échelle du pays  



    

[1] Au 31/12/2005

   

      

 

 

      

 

      

 

 

 

 

 

 

 

               

 

        

 

 

 

 

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Services à la Population - Jeunesse

8 janvier 2007

La jeunesse, thématique transversale par excellence, est à la croisée des activités sportives, culturelles, mais également de l’emploi et de la santé.  

Le nombre de jeunes du Val de Lorraine  
15- 20 ans :     7033
20-25 ans :      5 422
25-30 ans :      5 722
Total :             18 177

Les activités et services culturels et sportifs
Alors que certains équipements ont bénéficié d’une modernisation (le stade intercommunal de Frouard et Pompey), d’autres ont été crées (locaux de répétition à Frouard et à Pompey, création de 3 médiathèques sur le bassin de Pompey (Frouard, Custines, Liverdun), la création d’aire multi-sport à Pompey et Blénod, la création d’un skate-parc à Vandières, Blénod et Nomeny et la création d’un centre régional handi-cheval à Lixières). Des palettes d’activités culturelles et sportives, coordonnées par l’OFP, ont été proposées, à partir de 2000, aux jeunes du Bassin de Pompey. De nombreux jeunes sont en attente de nouveaux services et activités qui répondent notamment à leurs besoins (roller, skate, musique actuelle, etc). Une grande partie des jeunes souhaitent pratiquer des activités sportives ou culturelles dans un cadre souple sans être affilié à un club.

Les nouveaux outils de contractualisation
Par ailleurs, de nouveaux outils de contractualisation (Contrat Educatif Local, Contrat Temps Libre, Contrat de Territoire) ont permis l’émergence de projets globaux d’animation (Projet Educatif Local). A quelques rares exceptions, le Pays est couvert par ce type de démarche collective. Les collectivités et intercommunalités concernées sont : la Communauté de Communes des 3 Vallées, du Grand Valmon, de Seille et Mauchère, des Vals de Moselle et de l’Esch, la communes de Pont-à-Mousson, Blénod-les-Pont-à-Mousson, Saizerais, Pompey, Frouard, Liverdun, Custines et Bouxières-aux-Dames. Les communes de la Communauté de Communes du Froidmont ainsi que la commune d’Atton devraient contractualiser avec la CAF début 2007 pour rejoindre le Projet Educatif Local du Grand Valmon et profiter ainsi des activités proposées dans ce cadre. La mise en place des PEL s’est notamment traduite par le recrutement d’animateurs coordonnateurs locaux.
 
La formation BAFA territorialisée
Depuis 2004, le Pays amis en place une action de formation territorialisée BAFA. Chaque année le nombre d’inscriptions croit. Ce phénomène s’explique par la législation de 2003 sur l’encadrement des enfants, mais également par l’augmentation des besoins, des centres de loisirs et des accueils périscolaires des communes. A compter de 2004, on a assisté à une augmentation des besoins de formation en BAFD sur le territoire là aussi pour des raisons réglementaires. La mise en place de formation BAFD territorial permettra d’assurer la réalisation de centre de vacances sur le territoire et de satisfaire ainsi la demande en loisirs des jeunes.   

La politique du « Nouveaux Services – Nouveaux Emplois »
Le programme « Nouveaux services- Emplois jeunes » a été mis en place en octobre 1997. En 2002, les créations de postes ont été arrêtées. Le bilan du dispositif atteste qu’entre 1998 et 2002, 220 conventions emplois jeunes ont été signées dont 107 portées par des associations et 105 par des collectivités locales. Ces 220 conventions dans le domaine des services à la population ont eu un impact positif sur la politique de l’emploi à l’échelle du Pays, et notamment sur la politique de l’emploi en faveur des jeunes, puisque 120 concernent le domaine de la jeunesse. En 2005, sur les 220 postes emplois jeunes créés, 93 sont en cours (40 : communes et intercommunalités et 53 : associations), 49 ont été pérennisés (36 : communes et intercommunalité et 12 : associations), 74 n’ont pas été pérennisés (38 : communes et intercommunalités et 36 : associations) et 4 sont arrivés en fin de contrat (3 : communes et intercommunalités et 1 : association).  

La Mission Locale
Une partie d’entre eux vivent dans une situation précaire qui se traduit par un accès difficile aux services de logement, de transport, de santé et de loisirs. La mission locale du Val de Lorraine, issue de la fusion des missions locales de Pompey et Pont-à-Mousson, a déjà pris en compte ces problématiques et développement un certain nombre d’actions spécifiques visant l’insertion sociale et professionnelle de ces jeunes.  

Les problèmes de santé chez les jeunes
Les conduites à risque
Les adolescents et les jeunes sont particulièrement concernés par la consommation de produits psycho actifs imputés aux problèmes de dépendances : l’alcool, les drogues, le tabac et les médicaments. Certains jeunes fragilisés et démunies, par les situations difficiles de vie, restent tout de même une population plus vulnérable vis-à-vis de la consommation de produits. Par ailleurs, d’autres raisons peuvent expliquer cette consommation : besoin d’expérimentation de l’usage, prise de risque, identification par des pairs, manque de confiance en soi ou besoin d’affirmation. Les acteurs du territoire attirent l’attention sur l’augmentation de l’usage du cannabis chez les jeunes.
Les troubles psychologiques
Même si la majorité des adolescents et des jeunes vont bien, la période qu’ils traversent à cet âge est source de bouleversements. Etape de développement accéléré et de changements majeurs dans l’environnement affectif, l’adolescence s’accompagne de questionnements et de remise en cause, de doutes sur soi-même. Les interventions vont dans le sens d’une organisation de leur environnement pour les aider à se construire, à résoudre leurs problèmes ou gérer leur stress.
 

Eléments du diagnostic

Enjeux

    

Multiples initiatives dans les domaines sportifs et culturels (palette, PEL, BAFA…)

220 emplois jeunes sur le territoire

Une partie de la population jeune en difficulté

La mission locale au cœur du dispositif d’entraide

Développement des conduites à risques

    

Favoriser l’émergence de services et équipements adaptés aux besoins des jeunes 

Concentrer les efforts sur les jeunes en difficulté

Lutter contre la dépendance aux produits et conduites à risques

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Services à la Population - Personnes âgées

8 janvier 2007
Une population vieillissante
Entre 1990 et 1999, la population des + de 60 ans s’est accrue de 3 points, passant de 16 à 19 %. La structure de la population du Pays se rapproche ainsi des moyennes départementales et régionales. La zone Est est désormais la zone la plus jeune du Val de Lorraine avec 29 % d’habitants âgés de - de 20 ans. Elle s’oppose en cela aux zones Centre et Sud, où cette proportion n’est de 26 % et où la proportion des personnes de + de 60 ans est la plus élevée. A ce titre, Dieulouard, Faulx et Pompey sont dans leurs zones respectives les plus grosses communes où la population est la plus âgée. La présence de maison de retraite à Faulx et Pompey explique cette situation.
 
Population par tranche d’âge en 1990 et 1999 (%) :

Tranche d’âge

Val de Lorraine

Meurthe-et-Moselle

Lorraine

1990

1999

1990

1999

1990

1999

- de 20 ans 30 27 27 25 28 25
20 à 39 ans 30 27 32 29 31 28
40 à 59 ans 24 27 23 25 23 26
60 à 74 ans 11 13 12 14 12 14
75 ans et plus 5 6 6 7 6 7
Ensemble 100 100 100 100 100 100
Sources : INSEE, recensement de la population
  

Tranche d’âge

Nord

Centre

Est

Sud

Val de Lorraine

1990

1999

1990

1999

1990

1999

1990

1999

1990

1999

60 ans et + 16 19 18 21 19 19 16 20 16 19
Sources : INSEE, recensement de la population

Les projections démographiques de l’INSEE à l’horizon 2015 indiquent une forte augmentation du nombre des personnes de + de 60 ans. Alors que les + de 60 ans représentaient en 2000, 19 % de la population, ils pourraient représenter 26 % en 2015. Ces projections indiquent en particulier que le nombre de personnes de + de 75 ans pourrait presque doubler d’ici 2015 (» 9 000 personnes de + de 75 ans en 2015). Cette forte augmentation en valeur absolue du nombre de personnes de + de 75 ans est une donnée fondamentale à prendre en compte dans les nouvelles orientations à définir pour les années à venir. Dans le projet de Pays 2000-2006 ainsi que dans les travaux préparatoires sur le Val de Lorraine au 4ème Plan Gérontologique Départemental qui a été élaboré dans le cadre d’un co-pilotage Pays du Val de Lorraine / Conseil Général de Meurthe-et-Moselle (PAIS du Val de Lorraine), les orientations suivantes avaient été définies.  

Maintien des personnes âgées dans leur milieu de vie
La création du Point Accueil Information Services (PAIS) par le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle a permis de répondre à cette attente exprimée par les acteurs locaux. Ce lieu unique d’accueil, d’information et d’écoute des familles et des personnes âgées et handicapées, situé à Pont-à-Mousson est doté d’une équipe de 3 professionnels. Depuis plusieurs années, s’est créée une coordination des professionnels de santé, du social et du médico-social pour une meilleure prise en charge des personnes âgées. La mise en place de l’Allocation Personnes Agées ( APA ) par le Conseil Général, coordonnée par le PAIS, est un élément majeur dans l’amélioration de la prise en charge des personnes âgées dépendantes. En effet l’allocation personnalisée d’autonomie permet de mettre en œuvre un plan d’aide adapté au degré de dépendance et aux besoins de chaque personne âgée. Néanmoins, des besoins non satisfaits existent encore dans l’aide à domicile en faveur des personnes âgées. L’extension des SCIAD (Soins Coordonnés Infirmiers à Domicile) aux secteurs de Thiaucourt et de Faulx, l’engagement d’une réflexion globale à l’échelle du Pays sur le thème de la santé ainsi que le projet de création d’une maison de santé à Brin-sur-Seille, sont des actions contribuant à améliorer l’accès aux services de santé pour les personnes âgées. Néanmoins, le diagnostic santé du Pays du Val de Lorraine, réalisé en 2006, met en avant la nécessité d’agir plus fortement dans ce domaine. Notamment sur :
- l’augmentation du nombre de lits pour les SCIAD,
- la création d’unités spécialisées « Alzheimer »,
- le développement des soins palliatifs,
- l’action de prévention santé en direction des seniors,
- la création de maison de santé, notamment sur les secteurs ruraux, …
En ce qui concerne le logement et malgré les dispositifs existants (aides financières à l’adaptation des logements de la CRAM, des caisses de retraite, « site pour la vie autonome »…), des efforts importants sont encore à réaliser pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées. 
 
Transport des personnes à mobilité réduite
La Communauté de Communes du Pays de Pont-à-Mousson lors du renouvellement du parc de bus urbains, s’est équipée de bus accessibles aux personnes handicapées. La Communauté de Communes du Bassin de Pompey a de son côté engagé une étude pour envisager la mise en place d’un mode de transport adapté aux personnes handicapées. En lien avec le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, des expérimentations de transport à la demande en milieu rural (notamment sur le territoire des 3 Vallées) ont été entreprises. Ces progrès sont cependant encore insatisfaisants pour permettre une réelle autonomie des personnes à mobilité réduite. Les liaisons infra territoriales et avec les agglomérations de Nancy et Metz  ne sont pas opérationnelles. De plus, il n’existe pas de service de transport à la demande avec une prise en charge au domicile.
 
Hébergement dans les structures d’accueil
Le nombre de lits dans les maisons de retraite du Val de Lorraine rapporté à la population âgée est supérieur aux moyennes départementales et nationales, ce qui place notre territoire dans une situation plutôt favorable sur le plan de la capacité d’accueil en établissement. Néanmoins, ces données masquent une autre réalité, celle de l’inadaptation de l’accueil des personnes « très dépendantes » dans les maisons de retraite, en particulier celles atteintes de pathologies lourdes, telle qu’Alzheimer. Des aménagements sont alors nécessaires pour mieux prendre en charge l’augmentation de ces publics très dépendants. La reconstruction de la maison de retraite d’Onville est une action significative d’amélioration des conditions d’accueil des personnes âgées qui devrait être réalisée pour 2007. Enfin, le nombre de place en foyer logement est demeuré stable durant cette période. Il semblerait que le taux d’occupation soit proche du maximum possible en 2006, ce qui n’était pas le cas en 2000. Peu de projets ont été réalisés pour imaginer des formules alternatives à l’hébergement traditionnel  alors que des besoins existent. Deux  projets sont néanmoins à l’étude, à Pont-à-Mousson, Champigneulles.  
 
La vie sociale et culturelle
Sous l’impulsion des associations locales, des communes, des Communautés de Communes, du Pays et du PAIS du Val de Lorraine, l’animation sociale et culturelle s’est développée sur notre territoire en direction des aînés. Des projets culturels intergénérationnels se sont multipliés (« Mémoires et Regards à Nomeny », travaux sur la mémoire industrielle à Pompey, Jeandelaincourt et Pagny-sur-Moselle…). Des sorties et animations destinées aux personnes âgées se sont développées, à l’instar de l’action « promenons-nous dans les bois », des activités diversifiées du club du 3ème âge, des associations telles que les « Aînés Ruraux », ou des structures telles que les comités gérontologiques. De nouvelles formes de pratiques sportives ont été proposées (gymnastique douce, gymnastique sur chaise…).
 

Eléments du diagnostic

Enjeux

     

Vieillissement rapide de la population

Doublement en 2015 des plus de 75 ans

Mode de transport des personnes à mobilité réduite insuffisant

Besoins d’hébergement pour les personnes les plus dépendantes (atteintes d’ Alzheimer …)

     

Favoriser le maintien à domicile des personnes âgées

Adapter les structures d’hébergement aux personnes âgées très dépendantes

Promouvoir la participation des personnes âgées à la vie sociale, culturelle et économique  

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Services à la Population - Personnes handicapées

8 janvier 2007

La prise de conscience de la problématique du handicap et l’engagement en faveur d’une meilleure intégration des personnes handicapées dans la vie du territoire, s’est amorcée dans le cadre de notre projet de Pays de 2000-2006, à travers différentes actions :

- tout d’abord, le Pays s’est très fortement investi pour permettre l’installation et le développement de l’association Equit’aide Lorraine sur notre territoire. Pour mémoire, cette structure innovante et unique en France accueille dans ses nouveaux équipements, à Lixières (ferme de Mange-Seille) près d’une centaine de personnes handicapées par semaine. Elle propose des activités à visées thérapeutiques, rééducatives et de loisirs basées sur une relation avec le cheval.

- autre exemple, une étude pour le développement de systèmes de transports adaptés aux personnes à mobilité réduite a été conduite en 2000. Cette étude qui anticipait la loi du 11 Février 2005, a permis de sensibiliser les opérateurs locaux de transports, en particulier les Communautés de Communes, sur l’importance de cette question pour l’autonomie des personnes handicapées. Des améliorations ont déjà été réalisées dans ce domaine (équipement de bus adaptés sur la Communauté de Communes de Pont-à-Mousson) et des projets sont à l’étude sur le Bassin de Pompey et le territoire de la Communauté de Communes des 3 Vallées.

Enfin, le Pays a participé, en copilotage avec le Conseil Général de Meurthe et Moselle, à l’organisation de rencontres territorialisées en 2004, pour la préparation du nouveau schéma départemental des personnes handicapées. Il a également mis en place des réunions sur le traitement des espaces publics adaptés aux personnes handicapées et la loi « handicap ». On notera par ailleurs, que les piscines de Pompey et Pont-à-Mousson ont été rendues accessibles aux personnes handicapées.  

Eléments du diagnostic

Enjeux

   

Une structure d’accueil innovante sur le territoire ( équit’aid )  

Quelques éléments de réponse en terme de transport  

Un travail d’information et de sensibilisation

   

La prise en compte du handicap dans les différentes politiques

   

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Services à la Population - Sports

8 janvier 2007
Le Pays du Val de Lorraine compte plus de 200 associations sportives. La quasi-totalité des disciplines sportives y est représentée. Ces associations sportives très diverses proposent des actions qui vont du haut niveau (Aviron à Pont-à-Mousson, Football à Blénod, Handball à Dieulouard, Kayak à Frouard,…) aux sports loisirs (Gymnastique Volontaire, Volley loisir, Marche, VTT, …).
 
Certains clubs sont structurés en Omnisport comme l’OFP sur le Bassin de Pompey qui regroupe (18 sections, 25 activités, 1 900 adhérents) ou le Foyer Rural de Faulx.
 
L’activité de ces clubs sportifs est principalement dirigée vers la formation des jeunes, la compétition et l’organisation de manifestations.
 
Quelques associations sportives portent des événements de dimension nationale (voire internationale), comme la Val de Lorraine Classic (Foyer Rural de Faulx), les Championnats de France d’épée cadet (Pont-à-Mousson) de tennis de table (Pont-à-Mousson) de jet-ski (Pont-à-Mousson) le Mx Master Kid (moto-cross à Blénod les PAM). A un niveau régional, plusieurs manifestations sont aujourd’hui reconnues, telles que la Wagon DH (Foyer Rural de Faulx), le Chardon Lorrain (VTT COB Cyclisme) ou encore les Raids Nature du Val de Lorraine (OFP, ville de Blénod les PAM).
 
Sur le plan des équipements sportifs, on observe une concentration sur la Vallée de la Moselle autour de 4 pôles principaux caractérisés par une densité et une qualité des équipements sportifs couverts et de plein air :
- Pont-à-Mousson,
- Blénod-lès-Pont-à-Mousson,
- Frouard / Pompey,
- Champigneulles.
Des pôles secondaires, regroupant, équipements de plein air et équipements couverts, sont présents dans des villes telles que Dieulouard, Liverdun, Custines, Bouxières-aux-Dames, Pagny-sur-Moselle.
 
Enfin, des équipements diffus, principalement des terrains de football, de tennis, des terrains multi activités sont présents dans de nombreuses communes rurales.
 
Dans le cadre du Projet de Pays du Val de Lorraine (2000-2006), trois axes prioritaires en faveur du développement du sport avaient été définis :
  
Le développement de l’encadrement et de la professionnalisation des activités sportives
 
Ces six années correspondent à une période de réel développement de la professionnalisation du sport sur notre territoire grâce à deux actions et dispositifs complémentaires :
 
- le dispositif « Emplois-Jeunes » (dont le Pays a été l’animateur territorial durant cette période) a permis la création de plus de 200 emplois, dont une part importante dans le domaine du sport et de l’animation jeunesse (2/3).
 
- la création du GESVAL, Groupement d’Employeurs des Services du Val de Lorraine, favorise la création et surtout la consolidation d’emplois dans le domaine associatif. Cette structure unique en Lorraine est un atout indéniable en faveur de la promotion de l’emploi dans le secteur associatif, et en particulier dans le sport.
 
Néanmoins, cette évolution nécessite d’être nuancée. Suite à l’arrêt du dispositif « Emplois-Jeunes », un certain nombre d’emplois créés n’ont pas ou ne pourront pas être pérennisés. Ainsi, pour certains clubs sportifs, on observe un retour en arrière, avec l’abandon de certaines missions (l’ouverture du sport à de nouveaux publics, soutien aux bénévoles, développement de manifestations, certaines activités éducatives…)
  
Développement du sport de compétition et de haut niveau
 
La création d’ententes sportives interclubs dans un même sport, pour favoriser la formation d’équipe de haut niveau, et pour mutualiser des moyens humains, techniques et financiers, n’a pas connu un franc succès. Cependant, il convient de préciser que ce type d’organisation existe et fonctionne sur le Pays du Val de Lorraine, à l’image de l’OFPND Judo ; 3 clubs sportifs (Frouard, Nomeny, Dieulouard) se sont regroupés pour divers partenariats, notamment pour présenter des équipes communes lors de certaines compétitions.
 
Le soutien aux équipements sportifs de Pays, a permis la création de :
 
- la salle spécialisée de gymnastique à Pont-à-Mousson,
- le boulodrome couvert à Pont-à-Mousson,
- la modernisation du Stade Intercommunal de Frouard / Pompey,
- le skate parc à Blénod-lès-Pont-à-Mousson,
- le mur d’escalade à Champigneulles.
La plupart de ces équipements peuvent accueillir des compétitions de niveau régional voire national. Il convient cependant de regretter le manque de partenariats établis entre les villes propriétaires de ces équipements, les clubs locaux gestionnaires utilisateurs et les autres clubs extérieurs à la commune.
 
La stratégie de soutien aux événements sportifs de Pays, a porté ses fruits, puisque plusieurs nouvelles manifestations de Pays on été créées, et que d’autres se sont fortement développées. A ce jour, sept manifestations sportives de Pays contribuent à l’animation de notre territoire, alors qu’en 2000, seule la Val de Lorraine Classic existait :
- la Val de Lorraine Classic (Foyer Rural de Faulx),
- le Raid Nature du Val de Lorraine (Mairie de Blénod-lès-Pont-à-Mousson),
- le Raid Nature du Pays du Val de Lorraine (OFP),
- le Chardon d’Or du Val de Lorraine (VTT - COB Cyclisme),
- la WAGON DH (descente VTT - Foyer Rural de Faulx),
- la « Marbichonne » (VTT et marche à pied - MJC de Marbache),
- le challenge de course à pied du Val de Lorraine (Club d’Athlétisme de Pagny, Montauville, Blénod-lès-Pont-à-Mousson, OFP, Champigneulles).
Ces événements sportifs ont tous la caractéristique de promouvoir des disciplines sportives en pleine nature. Ils contribuent à la découverte du patrimoine naturel local et participent à ce titre au développement touristique du Pays.
 
Cette forte progression du nombre de manifestations de Pays, doit être soulignée.
Cependant, les organisateurs de ces événements font face à des difficultés importantes :
- mobilisation de bénévoles,
- encadrement professionnel,
- respect des réglementations,
- gestion de budgets de plus en plus importants
- aléas climatiques  
 
Développement de sports loisirs
 
Des efforts importants ont été produits pour mieux répondre aux nouvelles attentes de la population, en matière de pratique du sport. Il s’agissait en particulier de développer la dimension éducative du sport et de favoriser une pratique « libre » des activités sportives, en dehors des activités traditionnelles des clubs sportifs. Ainsi, des activités d’initiation, de découverte et de pratique du sport dans le cadre de loisirs et d’éducation populaire pour les jeunes se sont multipliées.
 
Sur le Bassin de Pompey, la « Palette Sportive pour les jeunes », coordonnée par l’OFP, en lien avec les villes, propose depuis 2000, un programme très dense et diversifié d’activités pendant les vacances scolaires. Plus de 1 000 jeunes bénéficient désormais chaque année de ces activités.
 
Sur l’ensemble du Pays, la mise en place des PEL (Projets Educatifs Locaux) au niveau des villes ou des intercommunalités avec les Fédérations d’Education Populaire a permis de renforcer les actions éducatives autour du sport.
 
Enfin, il est à noter que durant cette période, de nombreuses communes se sont équipées de terrains de sport de proximité en accès libre (aires multi activités dans les quartiers, skate parc…).  
 

Eléments du diagnostic

Enjeux

    

Bonne représentation des disciplines sportives

Plusieurs manifestations d’envergure régionale/ nationale voire internationale sur le territoire

Présence du GESVAL

Infrastructures sportives de haut niveau

Absence de partenariat intercommunal et interclubs

Activités de loisirs à développer

    

Créer de nouvelles activités à destination des adultes et séniors

Renforcer les partenariats avec le milieu scolaire

Prise en charge de la compétence sport par les intercommunalités

Mise en place d’un schéma des activités et équipements sportifs à l’échelon du pays  

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Services à la Population - Santé

8 janvier 2007

La population du Val de Lorraine n’échappe pas à la tendance nationale : sa population est vieillissante ; en 2015, 8 900 habitants auront plus de 75 ans, alors que ce chiffre n’est que de 5 300 aujourd’hui. Cette forte augmentation du nombre des personnes âgées nécessite d’être prise en compte dès aujourd’hui dans les réflexions locales sur les services proposés. L’examen des indicateurs sociaux place le Val de Lorraine dans une situation « moins mauvaise » que le niveau régional ou national. Néanmoins, il convient de noter que 8 600 habitants vivaient en 2004 sous le seuil de pauvreté (734 Euros par mois et par unité de consommation), ce qui démontre l’importance de ce problème d’autant qu’il est localisé plus fortement sur certaines communes du Val de Lorraine. La population du Val de Lorraine présente une surmortalité significative par rapport à la moyenne nationale, 1 031 décès pour 100 000 habitants sur le Val de Lorraine contre 910 au niveau national (étude INSERM 1999-2000). Cette surmortalité est particulièrement marquée chez les hommes. Les causes de cette surmortalité sont liées à des maladies de l’appareil circulatoire, de l’appareil digestif  et à des tumeurs,  pour les hommes en particulier, des cancers des voies respiratoires.  

Les structures de soins et établissements de santé
 
Deux hôpitaux sont implantés sur le territoire du Val de Lorraine : le centre hospitalier de Pont-à-Mousson et l’hôpital intercommunal de Pompey-Lay St Christophe.
 
Le centre hospitalier de Pont-à-Mousson emploi 300 professionnels. Il assure diverses activités de médecine générale, de chirurgie, de service d’urgences, de consultations externes, de psychiatrie, de gérontologie. Son nouveau projet médical est en cours de construction dans le cadre du SROS3.
 
L’hôpital local de Pompey-Lay St Christophe emploie 230 professionnels. Il assure des services de médecine générale, de soins de suite, des sevrages toxicomanie, des soins de longues durées et un établissement hospitalier pour personnes âgées et dépendantes.
 
Trois Services Coordonnés d’Infirmiers à Domicile couvrent le territoire. Leur nombre de places (lits disponibles) est inférieur à la moyenne régionale.
 
Dans le domaine de la santé mentale, le 2ème secteur de psychiatrie générale adulte (CPN de Laxou) couvre le territoire du Val de Lorraine. Il articule son action autour des centres médico-psychologiques de Pompey et Pont-à-Mousson et de trois unités d’hospitalisation par le traitement de phases aiguës (1 à Laxou et 2 à Pont-à-Mousson). A noter que pèse une menace sur la fermeture d’une des unités de Pont-à-Mousson. Le premier secteur de psychiatrie infanto-juvénile couvre lui un territoire plus vaste que celui du Val de Lorraine car il englobe une partie de l’agglomération Nancéienne.
 
Les services de santé au travail s’articulent autour de deux centres, l’un basé à Frouard, l’autre à Pont-à-Mousson avec une coordination territoriale correspondant au territoire du Val de Lorraine.
 
Huit maisons de retraites, proposant 850 places sont réparties sur les bassins de vie du territoire. Le Val de Lorraine semble plutôt bien doté en nombre de places par rapport à la moyenne nationale.
 
En revanche, une adaptation des établissements hospitaliers pour personnes agées dépendantes, apparaît nécessaire pour accueillir les personnes très dépendantes, en particulier, celles atteintes de la maladie d’Alzheimer.
 
Trois établissements sont spécialisés dans la prise en charge médicale du handicap, l’institut médico-éducatif Claude Monet à Pont-à-Mousson, l’institut régional de réadaptation de Lay St Christophe et la FAS (foyer d’accueil spécialisé) de Thiaucourt.
 
Le centre régional « Equit’aide Lorraine » à Lixières accueille également un public handicapé dans un objectif de réadaptation et d’insertion sociale.
 
La densité moyenne en médecins généralistes exerçant sur le Val de Lorraine est sensiblement identique à celle de la Lorraine et reste légèrement supérieure à la moyenne nationale (96 pour 100 000 habitants sur le Val de Lorraine, contre 93 pour 100 000 habitants français. Néanmoins, des disparités demeurent sur le territoire avec des problèmes spécifiques sur certains territoires ruraux.
 
La densité moyenne en médecins spécialistes est, quant à elle, largement inférieure à la moyenne nationale : 38 pour 100 000 habitants du Val de Lorraine, contre 89 pour 100 000 habitants français. Par ailleurs, la moyenne d’âge élevée des médecins spécialistes installés sur le territoire pourrait encore accentuer cette sous représentation dans les années à venir, fautes de remplacement des départs en retraite.
 
La présence d’infirmiers libéraux est sensiblement identique à celle observée en Lorraine, mais reste inférieure par rapport au niveau national : 54 pour 100 000 habitants sur le Val de Lorraine contre 82 pour 100 000 habitants français. Il en va de même pour les kinésithérapeutes : 44 pour 100 000 habitants sur le Val de Lorraine contre 69 pour 100 000 habitants français.
 
En revanche, la présence de dentistes reste satisfaisante avec une densité équivalente à la moyenne nationale (59 pour 100 000 habitants sur le Val de Lorraine contre 54 pour 100 000 habitants français). Ces quelques départs de médecins sur certains secteurs ruraux (ex : territoire des Trois vallées) font basculer le territoire dans une démographie médicale négative.
 
Enfin, on dénombre 3 réseaux locaux d’acteurs du champ sanitaire et social qui couvrent sur tout ou partie du territoire :
- le réseau liaison santé/social des acteurs du Bassin de Pompey, coordonné par la Mission Locale du Val de Lorraine.
- le réseau prévention des dépendances et comportements à risque du Bassin de Pont-à-Mousson, coordonnée par le Centre Intercommunal Social de Prévention de la Délinquance de Pont-à-Mousson.
- le réseau gérontologie du Val de Lorraine animé par le Directeur de la Maison de retraite de Faulx.  
 

Eléments du diagnostic

Enjeux

   

Une bonne couverture médicale globale avec des déficits  

Carence en milieu rural  

Manque de médecins spécialistes

   

Maintien de l’offre de soins notamment pour les populations rurales et les personnes âgées

Lutte contre les dépendances aux produits et conduites addictives

Amélioration de la prise en compte du mal-être, de l’isolement et des troubles psychiques

Réduction des pathologies à forte prévalence que sont les maladies cardio-vasculaires et les cancers

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Politique de la Ville

8 janvier 2007

En 2001, le Conseil de Pays formulait l’ambition de développer une politique de la ville sur les 10 communes urbaines du Val de Lorraine. Celle-ci succédait aux démarches de reconversion des bassins industriels sur le Bassin de Pompey dans le cadre du PACT Urbain, et d’une convention « ville-habitat » sur l’agglomération Mussipontaine.

Cette volonté territoriale, inscrite dans la Charte de Pays, n’a pas trouvé d’écho favorable auprès des services de l’Etat qui restent bloqués par des critères nationaux . Par contre, le Conseil Régional de Lorraine et le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, à travers les fonds alloués au titre des Conventions de Développement Local (CDL) et du Fonds Régional de Cohésion Sociale (FRCS), ont permis au Conseil de Pays de mettre en œuvre ce volet de la Charte.

Cependant, la non reconnaissance par les services de l’Etat de la démarche politique de la ville Val de Lorraine n’a pas permis d’apporter les moyens financiers supplémentaires aux associations locales oeuvrant sur les quartiers.

Au cours de ces 6 ans, l’action du Conseil de Pays du Val de Lorraine s’est attachée :

- à renforcer la capacité d’ingénierie, d’information et de sensibilisation.

- à soutenir les projets locaux de renouvellement urbain portés par les bailleurs sociaux en lien étroit avec les communes.

A l’avenir, les maîtrises d’ouvrage pourraient évoluer avec la prise de compétences des Communautés de Communes (logement, espace public…).

Une capacité d’analyse et d’animation renforcée

Le Conseil de Pays a développé ses moyens d’ingénierie sur la politique de la ville. De ce fait, de nombreux projets ont pu être menés ou lancés : réaménagement du clos des Morées, création d’espaces publics à Encluméchamps, à Blénod, recomposition du quartier des Mouettes à Champigneulles, démolition des bâtiments Geais à Dieulouard et Liverdun, réaménagement des jardins ouvriers à Frouard, recomposition des entrées de villes à Pagny sur Moselle, Pont-à-Mousson… Par ailleurs, l’information aux membres de la commission « Politique de la Ville » s’est améliorée avec l’établissement d’une lettre « Politique de la Ville du Val de Lorraine ». Douze numéros sont parus. Des formations menées en partenariat avec l’ADEVAL ont été aussi proposées aux acteurs du territoire.

Soutenir les collectivités s’engageant sur les projets de renouvellement urbain et de projet de ville

La mise en œuvre de projets urbain s’inscrit dans des temps opérationnels « longs ». En 2006, les projets identifiés dans la Charte de Pays sont tous rentrés dans des phases pré-opérationnelles et opérationnelles. Le tableau ci-dessous rend compte de l’état d’avancement de ces programmes.

L’achèvement de ces programmes devrait s’étaler sur la période 2007/2013.

Trois nouveaux enjeux urbains

Aujourd’hui, d’autres enjeux de développement urbain transparaissent à l’échelle du Val de Lorraine. Il s’agit :

- renforcer les centralités des villes du territoire. C’est le cas sur Blénod, Pagny-sur-Moselle, Frouard, Pompey, Dieulouard et Pont-à-Mousson. L’enjeu est de donner à ces centres un rôle structurant par rapport aux quartiers périphériques aujourd’hui en cours de traitement. Ces démarches s’articulent autour de plusieurs volets : immobilier, commerce, équipements publics, déplacement,….

- traiter les friches urbaines et économiques situées en franges des centres-villes.  La complexité de ces opérations est liée à la petite dimension de ces terrains  situés à proximité d’infrastructure de transport. Le redéploiement des villes passe par la réaffectation de ces espaces.

- le développement des projets urbains (en centre et en périphérie), doit s’inscrire davantage dans la logique Haute Qualité Environnementale. Cette démarche permettra d’offrir une image renouvelée des villes du territoire.  

Eléments du diagnostic

Enjeux

        

8 communes urbaines  

Impossibilité de mobiliser les crédits « politique de la ville » de l’Etat.  

Moyens d’ingénierie renforcés  

Traitement du Patrimoine des cités ouvrières et des quartiers sensibles  

        

Pérenniser les moyens d’ingénierie  

Mobiliser des crédits d’Etat  

Renforcer la centralité des villes  

Traiter les friches urbaines  

Développer des projets HQE (haute qualité environnementale)

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